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Mercredi 29 novembre 2006 3 29 /11 /2006 14:05

La maladie de Sjögren se définit par une inflammation des glandes lacrymales et des glandes salivaires, ce qui va induire une sécheresse des yeux et de la bouche. Il existe deux formes principales : l'une associée à une maladie rhumatologique (Sjögren secondaire) et l'autre sans cause sous-jacente (Sjögren primaire)

 
 


 

Epidémiologie et physiopathologie : le syndrome de Sjögren représente une pathologie relativement fréquente qu'on retrouve dix fois plus souvent chez les patients de sexe féminin. Etant donné son association avec des pathologies rhumatologiques, des anticorps spécifiques tels que le HLA-DR2 ou HLA-DR3 sont parfois retrouvés. En effet, des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde ou d'autres maladies qui impliquent le collagène (une protéine essentielle dans la structure des os et des muscles, entre autres) ont parfois un syndrome de Sjögren. Les personnes avec une hépatite C ou une cirrhose biliaire primitive peuvent également souffrir d'un Sjögren.

 


 

Symptômes : l'inflammation à long terme des glandes lacrymales (qui produisent les larmes) et des glandes salivaires va provoquer une sécheresse des yeux (xérophtalmie) et de la bouche (xérostomie). Le patient ressent une sensation de brûlure ou a l'impression d'avoir un corps étranger dans l'oeil. Des ulcérations de la cornée, c'est-à-dire une brêche de la surface de l'oeil, sont une complication possible étant donné que le film lacrymal n'est plus produit en quantité suffisante pour protéger l'oeil. On recherchera également une maladie rhumatologique, auquel le syndrome de Sjögren est souvent associé, ainsi qu'une tendance aux allergies. A noter que le développement d'un lymphome malin (tumeur originaire des ganglions lymphatiques) est la complication la plus redoutée et qu'elle survient dans 6% des cas de Sjögren.

 


 

Diagnostic et traitement : les plaintes du patient, associées à un examen minutieux par un ophtalmologue mettront en évidence une inflammation chronique de la cornée (kératite). On effectuera un test de Schirmer, qui permet de mesurer en quelques minutes la production des larmes, insuffisante dans le syndrome de Sjögren. Des examens de laboratoire seront demandés.

 

Le traitement vise principalement à soulager les symptômes du patient : collyres pour humidifier les yeux, pâte à mâcher pour stimuler la production de salive. Des mesures simples telles qu'une bonne hydratation et la protection des yeux avec des lunettes, notamment lors de fort vent, sont également utiles. Certains médicaments tels que la Bromhexine ou la pilocarpine peuvent s'avérer efficaces pour augmenter la production salivaire et lacrymale. Enfin, dans les cas de Sjögren secondaire, il s'agira bien entendu de prendre en charge la pathologie rhumatologique du patient.


Par Systole - Publié dans : Maladies rhumatologiques
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Lundi 9 octobre 2006 1 09 /10 /2006 00:00

L’Ulcère gastroduodénal se définit comme une brêche au niveau de la paroi de l’estomac ou du duodénum, la première partie de l’intestin grêle. Le rôle de la bactérie Helicobacter pylori a été largement démontré, de même que d’autres co-facteurs comme le tabagisme.

 

Epidémiologie : on estime à environ 10% la probabilité pour un individu de souffrir d’un ulcère gastroduodénal au cours de sa vie, le plus souvent après l’âge de 50 ans. A ce même âge, environ 50% de la population totale est infectée avec Helicobacter pylori, qui est un déterminant majeur dans le développement de cette maladie.


Mécanismes physiopathologiques : un ulcère gastrique est une érosion de la paroi de l’estomac, l’organe qui s’occupe de la digestion des aliments grâce à de nombreuses enzymes qui « découpent » la nourriture en petit morceaux, tandis que l’intestin grêle permet la réabsorption dans l’organisme des substances nutritives élémentaires. Certains facteurs comme une infection à H. pylori, le tabagisme ou le stress jouent un rôle dans la formation d’une gastrite (inflammation de l’estomac) et d’un ulcère en augmentant notamment la quantité d’acide dans l’estomac. On citera également les anti-inflammatoires non-stéroïdiens (aspirine et apparentés) qui, à forte dose et à long terme, peuvent provoquer un ulcère, de même que certains syndromes tumoraux rares comme le Zollinger-Ellison qui prédisposent à la maladie ulcéreuse.


Symptômes et diagnostic : le patient souffrant d’un ulcère gastroduodénal se plaindra de douleurs au niveau du ventre, généralement dans la partie haute et centrale (épigastre). Ces douleurs sont souvent apaisées par la prise de nourriture ou d’anti-acides. Il n’est pas possible de distinguer un ulcère localisé à l’estomac d’un ulcère du duodénum sur la seule base des symptômes. Pour cela, il faudra pratiquer une endoscopie, examen diagnostique dans tout les cas : il s’agit de passer un tube par la bouche pour visualiser la paroi du système digestif haut. L’intervention est généralement pratiquée sous anesthésie locale.


Traitement : des mesures de base telles que l’arrêt des anti-inflammatoires (si le patient en prenait) sont essentielles. Par contre, aucun aliment n’a démontré une réelle efficacité dans l’amélioration d’un ulcère, malgré certaines croyances (lait, crème…). Le traitement médicamenteux se base sur l’association d’inhibiteurs de la pompe à protons comme l’oméprazole et sur une cure d’antibiotiques au cas où il y a une infection à H. pylori (le plus souvent). L’éradication de cette bactérie permet un traitement efficace et une diminution massive des récidives (de 75% sans traitement à 10% après la cure).

 

Complications de l’ulcère : non traité, un ulcère gastroduodénal peut être à l’origine de nombreuses complications telles que des hémorragies digestives ou même une perforation (plutôt rare). Le risque tumoral associé à un ulcère est non-négligeable dans le cas d’une localisation à l’estomac, tandis qu’il est peu probable si l’ulcère se situe au niveau du duodénum.
Par Systole - Publié dans : Maladies digestives
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Vendredi 6 octobre 2006 5 06 /10 /2006 10:11

L’Asthme est l’une des maladies chroniques les plus fréquentes chez l’enfant et chez l’adulte. Définie comme une inflammation chronique et réversible des voies respiratoires, elle provoque des coûts d’environ 5 milliards de Dollar chaque année aux Etats-Unis.

 

Epidémiologie : On  évalue à 5-10% la population touchée par l’Asthme dans les pays occidentaux. Il existe deux pics d’incidence de la maladie : durant l’enfance (4-10 ans) et après 40 ans. A noter qu’environ 80% des enfants de moins de 2 ans ayant de l’Asthme verront leur maladie disparaître à l’âge adulte. Par contre, les raisons de l’augmentation de l’Asthme ces dernières décennies sont peu claires. L’environnement (pollution) joue sans aucun doute un rôle, cependant plutôt aggravant que causal. Il est clair qu’il existe également une composante familiale, mais les mécanismes génétiques ne sont pas encore élucidés. 

 

Mécanismes physiopathologiques : l’Asthme se définit comme une obstruction réversible et chronique des voies aériennes qui va provoquer des difficultés à respirer chez le patient. On remarquera qu’il existe également une inflammation se manifestant par l’apparition de cellules de défense comme les lymphocytes (de type Th1 surtout) et les éosinophiles qui vont attaquer les parois de l’appareil respiratoire, les rendre plus épaisses et visqueuses, mais aussi épaissir la musculature bronchique. 

 

Diagnostic : les symptômes classiques de l’Asthme sont la toux, le sifflement (wheezing) et la difficulté à respirer. Cependant, le diagnostic est posé en effectuant certains tests qui vont mesurer la fonction pulmonaire du patient : sa capacité à expirer le plus fort et le plus rapidement possible par exemple (Peak Flow et VEMS1). On remarquera que ces tests, en dehors des crises d’Asthme, peuvent s’avérer normaux. De même, la maladie est définie comme réversible dans la mesure où ces examens s’améliorent généralement avec l’inhalation d’aérosols qui vont dilater les voies respiratoires et ainsi permettre une meilleure expiration. On recherchera chez le patient un syndrome atopique, c’est-à-dire des allergies qui sont souvent associées à l’Asthme : la dermatite atopique (peau), la conjonctivite (yeux) et la rhinite (nez) allergiques, qui peuvent être causées par des allergènes comme les poussières, les chats, les acariens...


 

Traitement et prise en charge : Le traitement se base sur la sévérité et la fréquence des symptômes, par paliers, mais on peut classifier les médicaments en deux catégories : ceux qui contrôlent à long terme la maladie (corticostéroïdes en inhalation, beta-mimétiques à longue durée d’action, cromoglycate…) et les médicaments pour les crises (beta-mimétiques, anticholinergiques, corticoïdes par voie orale, voire intra-veineuse ou intramusculaire). Ces médicaments vont permettre une diminution de l’inflammation (corticoïdes) ainsi qu’un élargissement des voies respiratoires (beta-mimétiques comme le salbutamol ou le salmétérol) et ainsi soulager le patient de ses symptômes. La collaboration entre le patient et les professionnels de la santé (généraliste, pédiatre, allergologue, pneumologue…) est essentielle pour gérer au mieux la maladie asthmatique. Quelques mots enfin sur l’Etat de Mal asthmatique, à savoir des crises particulièrement longues ou répétées qui nécessitent un traitement d’urgence vitale.

Par Systole - Publié dans : Maladies pulmonaires
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Dimanche 3 septembre 2006 7 03 /09 /2006 00:00

La Mucoviscidose est la maladie métabolique génétique la plus fréquente dans les pays occidentaux et se caractérise par la production de sécrétions épaisses au niveau du pancréas, du poumon et d’autres organes, ce qui va provoquer des troubles du fonctionnement de différents systèmes.

 

Epidémiologie et physiopathologie : la Mucoviscidose (ou Fibrose Kystique) est une maladie génétique acquise sur le mode autosomique récessif, c’est-à-dire qu’elle se transmet par les chromosomes non-sexuels (autosomiques) et qu’elle nécessite la mutation des deux copies d’un gène pour se manifester (récessif). Nous recevons pour chaque gène une copie de notre mère et une copie de notre père. Dans la population occidentale, une personne sur vingt-cinq est porteuse d’un gène déficient, ce qui signifie qu’elle possède une copie normale et une copie mutée (donc qu’elle n’est pas atteinte de la mucoviscidose). A partir de ces chiffres, on peut déduire que 1/2500 personnes est atteinte de cette pathologie. Le gène CFTR (pour Cystic Fibrosis Transmembranous Regulation) produit un canal protéique à la surface des cellules de nombreux organes destiné à réguler la sécrétion du chlorure. Dans le cadre de la mucoviscidose, ce canal fonctionne mal et ainsi, on notera un épaississement du mucus produit par le poumon, le pancréas et d’autres glandes présentes dans le tube digestif, les testicules, les ovaires et les glandes sudoripares, responsables de la transpiration.


Symptômes : dans 30% des cas, on diagnostique la mucoviscidose à la naissance ou dans l’enfance : c’est l’iléus méconial (ou le syndrome d’obstruction intestinale), dû aux sécrétions épaisses du tube digestif. Dans le restant des cas, c’est face à l’apparition d’infections respiratoires récidivantes qu’on va penser à la mucoviscidose. Avec les années, la fonction pulmonaire s’altère et les patients auront besoin d’une assistance respiratoire. Le pancréas, qui participe à la digestion des aliments ainsi qu’à la sécrétion d’Insuline et de Glucagon (régulation du taux de sucre dans le sang), va également fonctionner moins bien, ce qui va conduire à des diarrhées chroniques et éventuellement un diabète. Parmi les complications de la mucoviscidose, on citera une cirrhose due à l’obstruction des voies biliaires, des troubles de la fertilité chez la femme atteinte et une infertilité chez les hommes.

 

Diagnostic et prise en charge : lorsqu’on suspecte une mucoviscidose, il sera essentiel de faire des tests pour confirmer ou infirmer la maladie. Néanmoins, il est important de noter qu’il s’agit d’une pathologie sérieuse et que les examens ne doivent être pratiqués que lorsque la présomption est élevée. Le test à la sueur permettra de mettre en évidence des sécrétions dont le contenu en chlorure est anormalement haut, tandis que l’on peut également faire des tests génétiques. On pratique en outre un dépistage chez les nouveaux-nés, notamment pour les bébés de parents ayant déjà eu un enfant atteint. Pour ces mêmes parents, une consultation spécialisée (conseil génétique) est recommandée : un médecin leur donnera des informations claires et détaillées quant aux risques pour leur progéniture.

Pour ce qui est du traitement de la mucoviscidose, il se base essentiellement sur la prise en charge des symptômes : liquéfaction du mucus (mucolyse), drainage et massage pour éliminer les sécrétions bronchiques, antibiotiques pour prévenir ou traiter des infections respiratoires, enzymes pancréatiques de substitution et vitamines. Oxygène et éventuellement transplantation pulmonaire en cas d’insuffisance respiratoire. De nombreux espoirs se fondent dans la thérapie génique (transférer un gène CFTR sain dans toutes les cellules atteintes) mais des obstacles multiples viennent compliquer la tâche : le mode d’administration, la durée du traitement… On recherche également le moyen de combattre préventivement les infections à Pseudomonas aeruginosa, une bactérie responsable d’infections respiratoires chez ces patients.


Le site suisse de la Mucoviscidose

Par Systole - Publié dans : Maladies métaboliques
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Vendredi 18 août 2006 5 18 /08 /2006 00:00

La Maladie de Crohn (ou Entérocolite régionale) fait partie de la catégorie des maladies inflammatoires chroniques du tube digestif. Un mécanisme auto-immunitaire semble jouer un rôle prépondérant, ce qui a permis de cibler la prise en charge médicamenteuse.

 

Epidémiologie : Chaque année, on diagnostique chez environ trois personnes sur 100'000 une maladie de Crohn. Une prédisposition génétique existe clairement puisqu’on sait que chez les patients avec certains gènes ayant subi une mutation (NOD2, R702W…), l’incidence de la maladie est nettement plus importante.

Mécanismes physiopathologiques : On pense que la maladie de Crohn fait partie de ces pathologies dites « auto-immunes », c’est-à-dire que nos cellules de défense (dans ce cas les lymphocytes T) vont attaquer sans relâche les constituants de notre corps et donc provoquer une inflammation chronique. Toute partie du tube digestif (de la bouche à l’anus) peut être touchée dans le Crohn, mais le plus souvent, l’atteinte est limitée à l’iléon (la dernière partie de l’intestin grêle) et le côlon. La survenue de la maladie de Crohn apparaît le plus souvent entre 20 et 40 ans, mais des enfants peuvent déjà ressentir les premières manifestations.

 

Symptômes : un patient avec une maladie de Crohn ressentira des douleurs abdominales à type de crampes et souffrira de diarrhées, le plus souvent sans trace de sang (à la différence de la recto-colite ulcéro-hémorragique (RCUH), une autre maladie inflammatoire digestive). Face au caractère chronique des symptômes, des spécialistes pourront mettre en évidence la maladie au moyen de biopsies, à savoir des prélévements de la muqueuse digestive, qui vont montrer une atteinte caractéristique. Des examens radiologiques (échographie, radios, IRM) auront également leur utilité. On sera particulièrement attentif à rechercher des complications telles que des douleurs articulaires (20%), une inflammation de l’œil ou encore des lésions au niveau de la peau ou des voies biliaires. Des abcès au niveau de l’anus ainsi que des fistules viennent souvent compléter le tableau. Une fistule est la formation d’un canal qui met en communication deux segments digestifs.


Evolution : la maladie se comporte par poussées, c’est-à-dire que les symptômes surviennent durant une période (quelques semaines) et disparaissent ensuite. Une nouvelle poussée peut survenir dans l’année ou après de nombreux mois de calme. Avec le temps, on recherchera certaines complications comme une mauvaise absorption (malabsorption) des aliments par le tube digestif qui est lésé, ce qui peut provoquer des carences, notamment en vitamine B12 et conduire à une anémie (diminution des globules rouges dans le sang). Le risque de développer une tumeur digestive est présent, mais se révèle cependant netttement moins important que dans la RCUH.


Traitement et prise en charge : En premier lieu, on évitera les aliments que le patient supporte mal et on veillera à substituer les constituants qui sont mal absorbés (vitamines, protéines…). Une panoplie de médicaments existe pour contrer les effets néfastes de cette inflammation : la Mésalazine pour les poussées modérées, les Corticoïdes pour celles qui sont plus sévères, ainsi que certains médicaments dits « immunosuppresseurs » tels que l’Azathioprine ou encore des anticorps spécifiques (anti-TNF-alpha). Avec le temps, on songera à des interventions chirurgicales destinées à enlever une partie de l’intestin inflammé, ce qui survient chez près de 80% des patients atteints d’un Crohn depuis plus de 10 ans. Enfin, des contrôles par colonoscopie seront également effectués de manière régulière afin de dépister un éventuel cancer.

Par Systole - Publié dans : Maladies digestives
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Mercredi 19 juillet 2006 3 19 /07 /2006 00:00

La Spondylarthrite ankylosante (SPA) est une maladie inflammatoire qui touche principalement les articulations au niveau des vertèbres et du bassin. Cependant, d’autres articulations et même d’autres organes peuvent être mis en cause.

 

Epidémiologie : La Spondylarthrite ankylosante (ou maladie de Bechterew) touche près d’1% de la population européenne, ce qui en fait une pathologie relativement fréquente. On la retrouve trois fois plus souvent chez les hommes, et d’une manière générale, les patients commencent à souffrir de cette maladie vers 20-40 ans.

Mécanismes physiopathologiques : on sait qu’une prédisposition génétique existe assez clairement. En effet, on peut mettre en évidence chez plus de 90% des patients avec une SPA un certain composant sanguin, l’antigène HLA-B27, qui est présent chez seulement 10% de la population non atteinte par cette maladie. Par contre, le « Facteur Rhumatoïde », souvent présent dans la Polyarthrite Rhumatoïde, n’est pas fréquemment associé à la SPA, qui est ainsi catégorisée comme une spondylarthrite dite « séronégative », au même titre que l’Arthrite réactionnelle (maladie de Reiter) ou les troubles articulaires liés au psoriasis ou aux maladies inflammatoires digestives. On ignore par contre quelle est l’origine de cette inflammation qui va mettre à mal les articulations de ces patients.


Symptômes de la SPA : on retrouve classiquement des douleurs au niveau du bassin et des fesses (sacro-iliite) qui sont les plus fortes en intensité la nuit et le matin au réveil. De plus, le patient se plaindra de douleurs localisées à la colonne vertébrale, et ce surtout aux étages dorsaux et lombaires. Dans une certaine proportion de cas, on pourra également retrouver des douleurs articulaires aux extrémités ainsi qu’une inflammation douloureuse des tendons, par exemple au tendon d’Achille. Dans 25%, le patient se plaindra de plus de douleurs oculaires (inflammation de l’iris).

Prise en charge et traitement : la complication à long terme de cette maladie chronique étant l’enraidissement des articulations (ankylose) qui va provoquer une limitation marquée de la mobilité, des séances de kinésithérapie seront essentielles pour freiner la progression de la maladie. De plus, le patient pourra bénéficier de médicaments contre les douleurs, comme des anti-inflammatoires, ainsi que des corticoïdes lors de poussées sévères. L’utilisation de médicaments immunosuppresseurs comme le Méthotrexate ainsi que des anticorps anti-TNF-alpha n’est pas rare dans les formes réfractaires au traitement classique.

Par Systole - Publié dans : Maladies rhumatologiques
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Mardi 27 juin 2006 2 27 /06 /2006 00:00

L’Infarctus du myocarde (IDM) (la « crise cardiaque ») se définit comme la mort de tissu musculaire cardiaque suite à un arrêt prolongé d’apport de sang (et donc d’oxygène). Il représente la première cause de mortalité dans les pays occidentaux, avant le cancer et l’attaque cérébrale.

 

 

 

Epidémiologie : Les variations selon les pays sont très importantes en terme de fréquence : chaque année, 150 personnes sur 100'000 ont un infarctus en Suisse, en France et dans les pays méditerranéens, tandis que cette valeur se monte à plus de 500/100'000 habitants dans les pays du nord de l’Europe. L’IDM représente 30% des décès des hommes et 15% des femmes.

 

 

 

Mécanismes physiopathologiques : le cœur fonctionne comme une pompe musculaire qui se contracte et se relâche sans cesse pour assurer une perfusion de tous les organes du corps. Cependant, le cœur lui-même a besoin d’oxygène pour survivre, c’est pourquoi il existe des artères (les artères coronaires) qui permettent la circulation du sang à sa surface. Lorsque l’une d’elles vient à se boucher complètement, une partie du cœur n’est plus vascularisée et si l’on intervient pas rapidement, le muscle cardiaque va manquer d’oxygène (hypoxie), puis se détruire en raison du manque d’apport (infarctus). Les vaisseaux se bouchent par un phénomène appelé Athérosclérose, c’est-à-dire le durcissement de la paroi des vaisseaux conséquence du diabète, du tabagisme, d’une alimentation riche en graisses et d’autres facteurs comme l’hypertension. L’Athérosclérose peut survenir dans n’importe quelle artère et prédispose à des maladies comme l’accident vasculaire cérébral (l’attaque cérébrale) ou encore l’insuffisance artérielle des jambes. Les plaques qui vont se former à la surface des vaisseaux peuvent se rompre et aller se figer dans une artère (un Embol).

 

 

 

Symptômes : suite à un effort violent ou une émotion importante, le patient va ressentir une douleur très intense généralement au niveau de la poitrine, avec une impression de constriction (« comme si ma poitrine était broyée dans un étau ») ou de brûlure. A noter que cette douleur peut éventuellement irradier dans le bras (gauche, parfois droit) ou dans la mâchoire et que dans 20% des cas, on ne note pas de douleur. Ceci est dû à une atteinte des nerfs – due surtout au diabète de longue date - qui transmettent les sensations douloureuses. Souvent, le patient ressentira une angoisse, une faiblesse générale et présentera éventuellement une transpiration profuse, des nausées, voire des vomissements.

 

Face à une telle situation, il est impératif d’appeler le plus rapidement possible une ambulance (cardio-mobile, SAMU) qui pourra amener dans les plus brefs délais le patient dans un centre médical en mesure de le traiter.

 

 

 

Prise en charge et traitement : pour confirmer un infarctus, le médecin va recueillir des informations sur la survenue de l’épisode, noter les antécédants du patient et évaluer les facteurs de risque (hypertension, tabagisme, âge, troubles des lipides…). On pratiquera plusieurs examens pour étayer cette piste : prise de sang, electrocardiogramme, échographie… Le traitement sera également rapidement mis en route : à peine entré dans l’ambulance, le patient nécessitera de l’oxygène, des médicaments contre la douleur et pour empêcher la coagulation du sang. Il faudra ensuite se débarrasser de l'Embol qui obstrue l’artère incriminée afin de fournir à nouveau une perfusion adéquate au cœur. Pour cela, on peut administrer par la veine des médicaments qui vont détruire la plaque (thrombolytiques, fibrinolytiques). On pourra pratiquer une Coronarographie, c’est-à-dire une radio des vaisseaux du cœur afin de localiser où se trouve l’obstacle et alors faire ce qu’on appelle une Angioplastie : on enfile un tuyau dans une artère de la jambe (généralement l’artère fémorale) et on remonte jusqu’au cœur afin d’écraser la plaque responsable de l’obstruction. Ceci est possible grâce à un ballonnet qu’on gonfle lorsqu’on se trouve à l’endroit approprié. Cette technique, qu’on peut coupler à un stent (un ressort maintenant l’artère ouverte) est efficace mais présente un risque de récidive. C’est pourquoi on pourra pratiquer un Pontage à distance de l’épisode d’infarctus : il s’agit de « court-circuiter » le vaisseau malade au moyen d’une veine qu’on aura prélevé à la jambe et qu’on fixera entre l’aorte et l’artère touchée.


schéma des artères coronaires


 

Les médecins seront également particulièrement attentifs aux troubles du rythme cardiaque qui surviennent quasi-systématiquement chez un patient atteint d’un infarctus, ainsi qu’à une éventuelle Insuffisance Cardiaque, qui se définit comme l’incapacité du cœur à fournir un apport suffisant de sang au corps.

 

Enfin, il sera essentiel de prendre en charge le patient dans sa vie après un infarctus. Pour cela, il s’avère important de prévenir une nouvelle « crise cardiaque » et ceci est possible en combattant les facteurs de risque présents : mieux contrôler son diabète, abaisser la tension artérielle à des valeurs normales, de même que son taux de cholestérol et son poids, arrêter la cigarette… Une alimentation pauvre en graisses et de type méditerranéen est conseillée, de même qu’un effort physique modéré. Des médicaments pourront être prescrits pour diminuer le risque d’infarctus : de l’aspirine Cardio, des anti-hypertenseurs…

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Jeudi 22 juin 2006 4 22 /06 /2006 00:00

L’hypertension artérielle (HTA) est l’un des facteurs majeurs responsables de la mortalité dans les pays industrialisés : en effet, l’infarctus du myocarde (« crise cardiaque ») et l’accident vasculaire cérébral (« attaque cérébrale ») sont favorisés par une tension artérielle trop élevée. En plus de cela, l’hypertension peut provoquer avec le temps des complications au niveau des yeux, des reins et d’autres organes, d’où l’importance de la surveiller et de la traiter.

 

Epidémiologie : Dans les pays industrialisés de l’Occident, on pense qu’environ 20% de la population adulte souffre d’hypertension artérielle. Parmi les patients avec une tension trop haute, près de la moitié n'a pas de traitement ou est traité de manière insuffisante.

 

Définition : la tension artérielle définit la tension avec laquelle les artères (vaisseaux sortant du cœur) vont resister au flux sanguin. On distingue la pression artérielle systolique (c’est-à-dire celle qu’on obtient lorsque le cœur se contracte) et la pression artérielle diastolique (quand le cœur se relâche pour se remplir de sang). La valeur normale de la tension est de < 130 mmHg (millimètre de mercure) pour la valeur systolique et de <85 mmHg pour la tension artérielle diastolique, qu’on note 130/85 (« 130 sur 85 »). Dans la population et même dans le milieu médical, on entend souvent parler de « 12 sur 8 » par exemple ; ceci se rapporte à des valeurs en centimètre de mercure, mais officiellement, on devrait s’exprimer en millimètre et donc dire « 120 sur 80 ».

On parle d’hypertension artérielle quand on retrouve une tension supérieure à 140 mmHg pour la systolique et/ou supérieure à 90 mmHg pour la valeur diastolique.

 

Classification : dans environ 90% des cas, l'hypertension artérielle est une maladie dite primaire, c’est-à-dire qu’elle intervient sans cause apparente (HTA essentielle), tandis que pour les 10% des cas restants (HTA secondaire), l’hypertension est une conséquence d’une autre maladie : un problème au niveau rénal ou endocrinien (hormones de la glande surrénale par exemple). Il sera donc important pour le médecin d’exclure une hypertension artérielle secondaire.


 

Complications de l’hypertension : Tout comme le diabète, l’HTA est une maladie insidieuse dans le sens où peu de symptômes sont présents chez le patient qui ainsi rechignera à aller voir un médecin ou se traiter. Pourtant, les conséquences à long terme sont extrêmement sérieuses. De nombreux organes vont souffrir de cette pression trop élevée : la paroi des vaisseaux va se durcir (artériosclérose), ce d’autant plus que le patient présente d’autres risques cardiovasculaires (diabète, obésité, tabagisme…). Citons les conséquences sur les yeux (lésions de la rétine), le rein (diminution de ses performances), le cœur (épaississement du muscle cardiaque) et les artères des jambes (ce qui va provoquer des douleurs et une difficulté à marcher). Avec le temps, le patient est exposé à un risque important d’infarctus (la première cause de mortalité dans nos contrées) et d’attaque cérébrale (troisième cause de mortalité).

 

Prise en charge et traitement : En premier lieu, il s’agit de poser le diagnostic d’hypertension. Celui-ci repose sur une prise de la tension (au moyen d’une manchette adéquate) qui indique des valeurs au-dessus de la norme à plusieurs reprises. Ensuite, il s’agira, au moyen de divers examens, de savoir si on a à faire à une hypertension artérielle « essentielle » ou secondaire à une autre maladie.

Si l’HTA est secondaire, on traitera la cause sous-jacente (maladie rénale, endocrinienne…). Dans le cas contraire, on procédera par paliers : tout d’abord on prendra des mesures générales qui sont particulièrement importantes. Elles consistent à normaliser son poids le cas échéant, pratiquer une diète pauvre en sel et préférer une nourriture méditerranéenne (beaucoup de légumes, fruits, peu de graisses animales). De plus, on évitera si possible le tabac, le café et l’alcool et on pratiquera de l’exercice physique. Dans environ un quart des cas, une hypertension modérée pourra être normalisée. Si ces mesures ne sont pas suffisantes, il faudra utiliser des médicaments qui baissent la tension artérielle. Il en existe plusieurs classes (diurétiques, inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine, anticalciques et beta-bloquants) et ils sont généralement bien tolérés.

Par Systole - Publié dans : Maladies cardio-vasculaires
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Lundi 12 juin 2006 1 12 /06 /2006 00:00

La Salpingite aiguë, c’est-à-dire l’inflammation des trompes de Fallope, est une infection très fréquente, et plus particulièrement chez la femme jeune. Les mesures de prévention comme des rapports sexuels protégés sont indiqués pour éviter des complications fâcheuses comme l’infertilité.

 


Epidémiologie : Près de 100'000 cas de Salpingite aiguë sont diagnostiqués chaque année en France, ce qui en fait une infection très répandue, et ce d’autant plus chez les femmes jeunes, puisque dans 55% des cas, elles sont âgées de 25 ans et moins.

 

Facteurs de risque et causes de salpingite : on sait que les patientes souffrant d’une baisse de l’immunité (maladie, SIDA, traitement par corticoïdes) sont plus à risque de développer une salpingite. De même, les infections des organes proches (appendicite, péritonite) peuvent toucher également les trompes. Enfin, les dispositifs intra-utérins comme le stérilet ou des manœuvres dans l’utérus (examens invisifs par un gynécologue ou obstétricien) présentent également un risque majoré d’avoir une salpingite aiguë.

 

Les organismes responsables de l’infection d’une trompe de Fallope sont principalement des bactéries comme le Chlamydia trachomatis (40%), l’agent de la Gonorrhée (20%) ainsi que d’autres germes moins fréquents comme Ureaplasma ou des bactéries du tractus digestif.


schéma de l'utérus des annexes

 


Diagnostic et traitement
 : le plus souvent, une patiente atteinte de salpingite aiguë va présenter des douleurs abdominales basses, une fièvre généralement modérée et des écoulements vaginaux, voire des saignements. Des brûlures en urinant ne sont pas rares. Grâce à un examen par un spécialiste qui comprendra le prélévement bactérien pour mettre le germe en évidence ainsi qu’une échographie pour dépister les éventuelles complications (abcès), on pourra traiter la salpingite avec des antibiotiques adaptés à la bactérie en cause. Souvent, une exploration laparoscopique sera nécessaire dans un but diagnostic et pour le traitement (lavage, drainage éventuel).

 

L’évolution est très variable, mais on sait que le risque de grossesse extra-utérine est multiplié par 10 chez une femme ayant eu une salpingite. De même, une infertilité peut survenir, notamment dans le cas des infections à Chlamydia. Enfin, des douleurs chroniques du bassin peuvent exister dans un tiers des cas. Ceci montre l’importance particulière de la prévention de ce genre de maladies, qui consiste à éviter des rapports sans préservatifs avec des conjoints dont on ignore s’ils sont infectés.

Par Systole - Publié dans : Maladies gynécologiques
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Lundi 12 juin 2006 1 12 /06 /2006 00:00

Le Léiomyome utérin, appelé communément Fibrome utérin, est une tumeur bénigne extrêmement fréquente chez les femmes de plus de 35 ans. Même s’ils ne provoquent pas de symptômes dans la moitié des cas, ils se doivent d’être recherchés lors de contrôles chez son gynécologue en raison des complications importantes qu’ils peuvent engendrer.

Epidémiologie : On pense qu’environ un quart des femmes de plus de 35 ans a un fibrome utérin dans sa vie. Certains facteurs ont été mis en évidence : on les retrouve en effet plus fréquemment chez les femmes d’ethnie noire ou celles qui ont une exposition plus importante aux hormones de type oestrogènes (traitement hormonal oestrogénique, obésité…)

Circonstances de découverte : Dans plus de la moitié des cas, les fibromes utérins sont découverts de manière fortuite lors d’un contrôle chez le gynécologue ; cependant, des saignements vaginaux, une anémie, une sensation de pesanteur au niveau du bassin ou des douleurs durant les menstruations (dysménorrhées) peuvent être révélateurs, bien que ces signes ne soient pas du tout spécifiques des fibromes. Le spécialiste pourra les mettre en évidence lors de son examen (palpation) mais aussi grâce à une échographie afin de localiser et d’évaluer le nombre et la taille des masses présentes (les fibromes sont souvent multiples).

Prise en charge : En raison des nombreuses complications que les fibromes peuvent engendrer (anémie, compression, surinfection…), un traitement sera proposé à la patiente. On pourra débuter avec des médicaments (hormones progestatives) et si les symptômes ne s’amendent pas, une intervention chirurgicale s’avérera nécessaire : elle consiste à enlever le ou les fibromes (myomectomie) ou l’utérus en entier dans certaines situations (patiente âgée, pas de désir de grossesse…). Quelques lignes enfin sur deux situations particulières : dans certaines situations, notamment la grossesse, un fibrome peut dégénérer, c’est-à-dire perdre son irrigation sanguine (ischémie) et devenir douloureux et ramolli : c’est la Nécrobiose aseptique, une situation qui necessitera du repos et un traitement contre la douleur. Par ailleurs, la grossesse peut être à risque lorsque la femme a des fibromes utérins, dans la mesure où ils peuvent provoquer des fausses couches spontanées, des accouchements prématurés ou des complications durant la délivrance (obstacle, rupture prématurée de la poche des eaux).

Par Systole - Publié dans : Maladies gynécologiques
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