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Systole
La Spondylarthrite ankylosante (SPA) est une maladie inflammatoire qui touche principalement les articulations au niveau des vertèbres et du bassin. Cependant, d’autres articulations et même d’autres organes peuvent être mis en cause.
Epidémiologie : La Spondylarthrite ankylosante (ou maladie de Bechterew) touche près d’1% de la population européenne, ce qui en fait une pathologie relativement fréquente. On la retrouve trois fois plus souvent chez les hommes, et d’une manière générale, les patients commencent à souffrir de cette maladie vers 20-40 ans.
Mécanismes physiopathologiques : on sait qu’une prédisposition génétique existe assez clairement. En effet, on peut mettre en évidence chez plus de 90% des patients avec une SPA un certain composant sanguin, l’antigène HLA-B27, qui est présent chez seulement 10% de la population non atteinte par cette maladie. Par contre, le « Facteur Rhumatoïde », souvent présent dans la Polyarthrite Rhumatoïde, n’est pas fréquemment associé à la SPA, qui est ainsi catégorisée comme une spondylarthrite dite « séronégative », au même titre que l’Arthrite réactionnelle (maladie de Reiter) ou les troubles articulaires liés au psoriasis ou aux maladies inflammatoires digestives. On ignore par contre quelle est l’origine de cette inflammation qui va mettre à mal les articulations de ces patients.
Symptômes de la SPA : on retrouve classiquement des douleurs au niveau du bassin et des fesses (sacro-iliite) qui sont les plus fortes en intensité la nuit et le matin au réveil. De plus, le patient se plaindra de douleurs localisées à la colonne vertébrale, et ce surtout aux étages dorsaux et lombaires. Dans une certaine proportion de cas, on pourra également retrouver des douleurs articulaires aux extrémités ainsi qu’une inflammation douloureuse des tendons, par exemple au tendon d’Achille. Dans 25%, le patient se plaindra de plus de douleurs oculaires (inflammation de l’iris).
Prise en charge et traitement : la complication à long terme de cette maladie chronique étant l’enraidissement des articulations (ankylose) qui va provoquer une limitation marquée de la mobilité, des séances de kinésithérapie seront essentielles pour freiner la progression de la maladie. De plus, le patient pourra bénéficier de médicaments contre les douleurs, comme des anti-inflammatoires, ainsi que des corticoïdes lors de poussées sévères. L’utilisation de médicaments immunosuppresseurs comme le Méthotrexate ainsi que des anticorps anti-TNF-alpha n’est pas rare dans les formes réfractaires au traitement classique.
L’Infarctus du myocarde (IDM) (la « crise cardiaque ») se définit comme la mort de tissu musculaire cardiaque suite à un arrêt prolongé d’apport de sang (et donc d’oxygène). Il représente la première cause de mortalité dans les pays occidentaux, avant le cancer et l’attaque cérébrale.
Epidémiologie : Les variations selon les pays sont très importantes en terme de fréquence : chaque année, 150 personnes sur 100'000 ont un infarctus en Suisse, en France et dans les pays méditerranéens, tandis que cette valeur se monte à plus de 500/100'000 habitants dans les pays du nord de l’Europe. L’IDM représente 30% des décès des hommes et 15% des femmes.
Mécanismes physiopathologiques : le cœur fonctionne comme une pompe musculaire qui se contracte et se relâche sans cesse pour assurer une perfusion de tous les organes du corps. Cependant, le cœur lui-même a besoin d’oxygène pour survivre, c’est pourquoi il existe des artères (les artères coronaires) qui permettent la circulation du sang à sa surface. Lorsque l’une d’elles vient à se boucher complètement, une partie du cœur n’est plus vascularisée et si l’on intervient pas rapidement, le muscle cardiaque va manquer d’oxygène (hypoxie), puis se détruire en raison du manque d’apport (infarctus). Les vaisseaux se bouchent par un phénomène appelé Athérosclérose, c’est-à-dire le durcissement de la paroi des vaisseaux conséquence du diabète, du tabagisme, d’une alimentation riche en graisses et d’autres facteurs comme l’hypertension. L’Athérosclérose peut survenir dans n’importe quelle artère et prédispose à des maladies comme l’accident vasculaire cérébral (l’attaque cérébrale) ou encore l’insuffisance artérielle des jambes. Les plaques qui vont se former à la surface des vaisseaux peuvent se rompre et aller se figer dans une artère (un Embol).
Symptômes : suite à un effort violent ou une émotion importante, le patient va ressentir une douleur très intense généralement au niveau de la poitrine, avec une impression de constriction (« comme si ma poitrine était broyée dans un étau ») ou de brûlure. A noter que cette douleur peut éventuellement irradier dans le bras (gauche, parfois droit) ou dans la mâchoire et que dans 20% des cas, on ne note pas de douleur. Ceci est dû à une atteinte des nerfs – due surtout au diabète de longue date - qui transmettent les sensations douloureuses. Souvent, le patient ressentira une angoisse, une faiblesse générale et présentera éventuellement une transpiration profuse, des nausées, voire des vomissements.
Face à une telle situation, il est impératif d’appeler le plus rapidement possible une ambulance (cardio-mobile, SAMU) qui pourra amener dans les plus brefs délais le patient dans un centre médical en mesure de le traiter.
Prise en charge et traitement : pour confirmer un infarctus, le médecin va recueillir des
informations sur la survenue de l’épisode, noter les antécédants du patient et évaluer les facteurs de risque (hypertension, tabagisme, âge, troubles des lipides…). On pratiquera plusieurs
examens pour étayer cette piste : prise de sang, electrocardiogramme, échographie… Le traitement sera également rapidement mis en route : à peine entré dans l’ambulance, le patient
nécessitera de l’oxygène, des médicaments contre la douleur et pour empêcher la coagulation du sang. Il faudra ensuite se débarrasser de l'Embol qui obstrue l’artère incriminée afin de fournir à
nouveau une perfusion adéquate au cœur. Pour cela, on peut administrer par la veine des médicaments qui vont détruire la plaque (thrombolytiques, fibrinolytiques). On pourra pratiquer une
Coronarographie, c’est-à-dire une radio des vaisseaux du cœur afin de localiser où se trouve l’obstacle et alors faire ce qu’on appelle une Angioplastie :
on enfile un tuyau dans une artère de la jambe (généralement l’artère fémorale) et on remonte jusqu’au cœur afin d’écraser la plaque responsable de l’obstruction. Ceci est possible grâce à un
ballonnet qu’on gonfle lorsqu’on se trouve à l’endroit approprié. Cette technique, qu’on peut coupler à un stent (un ressort maintenant l’artère ouverte) est efficace mais présente un risque de
récidive. C’est pourquoi on pourra pratiquer un Pontage à distance de l’épisode d’infarctus : il s’agit de « court-circuiter » le vaisseau malade au moyen d’une
veine qu’on aura prélevé à la jambe et qu’on fixera entre l’aorte et l’artère touchée.
Les médecins seront également particulièrement attentifs aux troubles du rythme cardiaque qui surviennent quasi-systématiquement chez un patient atteint d’un infarctus, ainsi qu’à une éventuelle Insuffisance Cardiaque, qui se définit comme l’incapacité du cœur à fournir un apport suffisant de sang au corps.
Enfin, il sera essentiel de prendre en charge le patient dans sa vie après un infarctus. Pour cela, il s’avère important de prévenir une nouvelle « crise cardiaque » et ceci est possible en combattant les facteurs de risque présents : mieux contrôler son diabète, abaisser la tension artérielle à des valeurs normales, de même que son taux de cholestérol et son poids, arrêter la cigarette… Une alimentation pauvre en graisses et de type méditerranéen est conseillée, de même qu’un effort physique modéré. Des médicaments pourront être prescrits pour diminuer le risque d’infarctus : de l’aspirine Cardio, des anti-hypertenseurs…

