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Je m'appelle Systole, jeune médecin suisse. J'ai décidé de créer ce site afin que vous puissiez trouver des informations claires et simples sur les maladies qui peuvent affecter notre santé. Par souci de compréhension, le vocabulaire médical sera évité le plus possible et nous traiterons des pathologies fréquentes et importantes que l'on peut retrouver dans la vie de tous les jours.

Pour toute précision ou remarque, il existe une fonction "commentaire" au bas de chaque article et je me ferai un plaisir de vous répondre.
Merci

Systole


Jeudi 22 juin 2006

L’hypertension artérielle (HTA) est l’un des facteurs majeurs responsables de la mortalité dans les pays industrialisés : en effet, l’infarctus du myocarde (« crise cardiaque ») et l’accident vasculaire cérébral (« attaque cérébrale ») sont favorisés par une tension artérielle trop élevée. En plus de cela, l’hypertension peut provoquer avec le temps des complications au niveau des yeux, des reins et d’autres organes, d’où l’importance de la surveiller et de la traiter.

 

Epidémiologie : Dans les pays industrialisés de l’Occident, on pense qu’environ 20% de la population adulte souffre d’hypertension artérielle. Parmi les patients avec une tension trop haute, près de la moitié n'a pas de traitement ou est traité de manière insuffisante.

 

Définition : la tension artérielle définit la tension avec laquelle les artères (vaisseaux sortant du cœur) vont resister au flux sanguin. On distingue la pression artérielle systolique (c’est-à-dire celle qu’on obtient lorsque le cœur se contracte) et la pression artérielle diastolique (quand le cœur se relâche pour se remplir de sang). La valeur normale de la tension est de < 130 mmHg (millimètre de mercure) pour la valeur systolique et de <85 mmHg pour la tension artérielle diastolique, qu’on note 130/85 (« 130 sur 85 »). Dans la population et même dans le milieu médical, on entend souvent parler de « 12 sur 8 » par exemple ; ceci se rapporte à des valeurs en centimètre de mercure, mais officiellement, on devrait s’exprimer en millimètre et donc dire « 120 sur 80 ».

On parle d’hypertension artérielle quand on retrouve une tension supérieure à 140 mmHg pour la systolique et/ou supérieure à 90 mmHg pour la valeur diastolique.

 

Classification : dans environ 90% des cas, l'hypertension artérielle est une maladie dite primaire, c’est-à-dire qu’elle intervient sans cause apparente (HTA essentielle), tandis que pour les 10% des cas restants (HTA secondaire), l’hypertension est une conséquence d’une autre maladie : un problème au niveau rénal ou endocrinien (hormones de la glande surrénale par exemple). Il sera donc important pour le médecin d’exclure une hypertension artérielle secondaire.


 

Complications de l’hypertension : Tout comme le diabète, l’HTA est une maladie insidieuse dans le sens où peu de symptômes sont présents chez le patient qui ainsi rechignera à aller voir un médecin ou se traiter. Pourtant, les conséquences à long terme sont extrêmement sérieuses. De nombreux organes vont souffrir de cette pression trop élevée : la paroi des vaisseaux va se durcir (artériosclérose), ce d’autant plus que le patient présente d’autres risques cardiovasculaires (diabète, obésité, tabagisme…). Citons les conséquences sur les yeux (lésions de la rétine), le rein (diminution de ses performances), le cœur (épaississement du muscle cardiaque) et les artères des jambes (ce qui va provoquer des douleurs et une difficulté à marcher). Avec le temps, le patient est exposé à un risque important d’infarctus (la première cause de mortalité dans nos contrées) et d’attaque cérébrale (troisième cause de mortalité).

 

Prise en charge et traitement : En premier lieu, il s’agit de poser le diagnostic d’hypertension. Celui-ci repose sur une prise de la tension (au moyen d’une manchette adéquate) qui indique des valeurs au-dessus de la norme à plusieurs reprises. Ensuite, il s’agira, au moyen de divers examens, de savoir si on a à faire à une hypertension artérielle « essentielle » ou secondaire à une autre maladie.

Si l’HTA est secondaire, on traitera la cause sous-jacente (maladie rénale, endocrinienne…). Dans le cas contraire, on procédera par paliers : tout d’abord on prendra des mesures générales qui sont particulièrement importantes. Elles consistent à normaliser son poids le cas échéant, pratiquer une diète pauvre en sel et préférer une nourriture méditerranéenne (beaucoup de légumes, fruits, peu de graisses animales). De plus, on évitera si possible le tabac, le café et l’alcool et on pratiquera de l’exercice physique. Dans environ un quart des cas, une hypertension modérée pourra être normalisée. Si ces mesures ne sont pas suffisantes, il faudra utiliser des médicaments qui baissent la tension artérielle. Il en existe plusieurs classes (diurétiques, inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine, anticalciques et beta-bloquants) et ils sont généralement bien tolérés.

Lundi 12 juin 2006

Le Léiomyome utérin, appelé communément Fibrome utérin, est une tumeur bénigne extrêmement fréquente chez les femmes de plus de 35 ans. Même s’ils ne provoquent pas de symptômes dans la moitié des cas, ils se doivent d’être recherchés lors de contrôles chez son gynécologue en raison des complications importantes qu’ils peuvent engendrer.

Epidémiologie : On pense qu’environ un quart des femmes de plus de 35 ans a un fibrome utérin dans sa vie. Certains facteurs ont été mis en évidence : on les retrouve en effet plus fréquemment chez les femmes d’ethnie noire ou celles qui ont une exposition plus importante aux hormones de type oestrogènes (traitement hormonal oestrogénique, obésité…)

Circonstances de découverte : Dans plus de la moitié des cas, les fibromes utérins sont découverts de manière fortuite lors d’un contrôle chez le gynécologue ; cependant, des saignements vaginaux, une anémie, une sensation de pesanteur au niveau du bassin ou des douleurs durant les menstruations (dysménorrhées) peuvent être révélateurs, bien que ces signes ne soient pas du tout spécifiques des fibromes. Le spécialiste pourra les mettre en évidence lors de son examen (palpation) mais aussi grâce à une échographie afin de localiser et d’évaluer le nombre et la taille des masses présentes (les fibromes sont souvent multiples).

Prise en charge : En raison des nombreuses complications que les fibromes peuvent engendrer (anémie, compression, surinfection…), un traitement sera proposé à la patiente. On pourra débuter avec des médicaments (hormones progestatives) et si les symptômes ne s’amendent pas, une intervention chirurgicale s’avérera nécessaire : elle consiste à enlever le ou les fibromes (myomectomie) ou l’utérus en entier dans certaines situations (patiente âgée, pas de désir de grossesse…). Quelques lignes enfin sur deux situations particulières : dans certaines situations, notamment la grossesse, un fibrome peut dégénérer, c’est-à-dire perdre son irrigation sanguine (ischémie) et devenir douloureux et ramolli : c’est la Nécrobiose aseptique, une situation qui necessitera du repos et un traitement contre la douleur. Par ailleurs, la grossesse peut être à risque lorsque la femme a des fibromes utérins, dans la mesure où ils peuvent provoquer des fausses couches spontanées, des accouchements prématurés ou des complications durant la délivrance (obstacle, rupture prématurée de la poche des eaux).

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