Les troubles du comportement alimentaire, qui regroupent essentiellement l'Anorexie mentale et la boulimie, s'avèrent très fréquents et font partie des maladies dont on a le plus parlé ces dernières années en raison de leur prévalence importante.
L'Anorexie Mentale
Il s'agit d'un trouble caractérisé par une perturbation de l'image corporelle associée au désir permanent de vouloir maigrir et de contrôler son alimentation. Ce comportement impliquera à terme une malnutrition sévère et un risque non négligeable de mortalité. Dans l'Anorexie, le poids se situe en général à 85% du poids attendu et on remarquera la présence ou non d'épisodes de vomissements ou la prise de laxatifs.
Ce trouble touche environ 2% de la population, 10 à 20 fois plus fréquent chez la femme, et souvent chez les patients entre 10 et 30 ans. Beaucoup plus fréquent dans les pays industrialisés et chez les personnes travaillant dans la mode ou la danse, il montre l'importance des facteurs socio-culturels et de l'image de soi dans les raisons d'un tel trouble. En outre, on a montré que le taux de dépression et d'abus de substance se révèle plus fréquents dans les familles de personnes anorexiques. Au niveau psychologique, on pense que la recherche d'indépendance et d'autonomie, ainsi que la difficulté de se séparer de la figure maternelle influent passablement sur les patients anorexiques.
L'évoution est très variable, mais on peut généraliser en disant qu'un tiers des patients va guérir, un tiers va noter une amélioration tandis qu'un tiers va souffrir d'anorexie chronique.
Le traitement se fera en ambulatoire ou necessitera une hospitalisation selon la gravité de la situation (risque de suicide, dépression, malnutrition sévère et crise familiale). Il se basera sur une reprise d'un poids normal et une surveillence des complications. On envisagera par ailleurs une éducation diététique, des séances de thérapie et éventuellement des médicaments, même si aucun d'entre eux n'a montré une efficacité notable pour l'anorexie (antidépresseurs comme la Fluoxétine).
La Boulimie
Elle définit des épisodes d'ingestion massive de nourriture, ceci de manière impulsive et incontrôlable, suivis éventuellement de vomissements provoqués ou de la prise de laxatifs afin d'éviter un surpoids. Les personnes boulimiques pourront utiliser d'autres méthodes pour éviter une prise de poids : exercice physique important, période de jeûne... Les patients ont également une estime de soi très influencée par l'image corporelle.
Tout aussi fréquente que l'anorexie mentale, la boulimie touche dix fois plus les personnes de sexe féminin et débute souvent vers 18 ans. Parmi les causes qui peuvent expliquer un tel comportement alimentaire, on a montré l'implication de l'activité de messagers chimiques cérébraux comme la Noradrénaline et la Sérotonine. Les patients boulimiques sont souvent perfectionnistes et entretiennent des relations conflictuelles avec leur famille, ce qui n'est pas le cas des anorexiques, du moins avant le développement de ces troubles.
On pourra retrouver dans les antécédents des patients l'existance de difficultés relationnelles, de dépression et d'abus de substances, notamment l'alcool et au niveau psychodynamique, une difficulté de séparation avec sa mère ou encore éventuellement des fantasmes agressifs et sexuels non acceptés.
Le pronostic est plutôt bon, même si l'on remarque une possibilité de rechute de 50% sur 5 ans. Le traitement est assez semblable à celui de l'anorexie mentale : hospitalisation en cas de nécessité, antidépresseurs (qui semble plus efficaces que pour l'anorexie), thérapie individuelle ou en groupe.
L'Anorexie Mentale
Il s'agit d'un trouble caractérisé par une perturbation de l'image corporelle associée au désir permanent de vouloir maigrir et de contrôler son alimentation. Ce comportement impliquera à terme une malnutrition sévère et un risque non négligeable de mortalité. Dans l'Anorexie, le poids se situe en général à 85% du poids attendu et on remarquera la présence ou non d'épisodes de vomissements ou la prise de laxatifs.
Ce trouble touche environ 2% de la population, 10 à 20 fois plus fréquent chez la femme, et souvent chez les patients entre 10 et 30 ans. Beaucoup plus fréquent dans les pays industrialisés et chez les personnes travaillant dans la mode ou la danse, il montre l'importance des facteurs socio-culturels et de l'image de soi dans les raisons d'un tel trouble. En outre, on a montré que le taux de dépression et d'abus de substance se révèle plus fréquents dans les familles de personnes anorexiques. Au niveau psychologique, on pense que la recherche d'indépendance et d'autonomie, ainsi que la difficulté de se séparer de la figure maternelle influent passablement sur les patients anorexiques.
L'évoution est très variable, mais on peut généraliser en disant qu'un tiers des patients va guérir, un tiers va noter une amélioration tandis qu'un tiers va souffrir d'anorexie chronique.
Le traitement se fera en ambulatoire ou necessitera une hospitalisation selon la gravité de la situation (risque de suicide, dépression, malnutrition sévère et crise familiale). Il se basera sur une reprise d'un poids normal et une surveillence des complications. On envisagera par ailleurs une éducation diététique, des séances de thérapie et éventuellement des médicaments, même si aucun d'entre eux n'a montré une efficacité notable pour l'anorexie (antidépresseurs comme la Fluoxétine).
La Boulimie
Elle définit des épisodes d'ingestion massive de nourriture, ceci de manière impulsive et incontrôlable, suivis éventuellement de vomissements provoqués ou de la prise de laxatifs afin d'éviter un surpoids. Les personnes boulimiques pourront utiliser d'autres méthodes pour éviter une prise de poids : exercice physique important, période de jeûne... Les patients ont également une estime de soi très influencée par l'image corporelle.
Tout aussi fréquente que l'anorexie mentale, la boulimie touche dix fois plus les personnes de sexe féminin et débute souvent vers 18 ans. Parmi les causes qui peuvent expliquer un tel comportement alimentaire, on a montré l'implication de l'activité de messagers chimiques cérébraux comme la Noradrénaline et la Sérotonine. Les patients boulimiques sont souvent perfectionnistes et entretiennent des relations conflictuelles avec leur famille, ce qui n'est pas le cas des anorexiques, du moins avant le développement de ces troubles.
On pourra retrouver dans les antécédents des patients l'existance de difficultés relationnelles, de dépression et d'abus de substances, notamment l'alcool et au niveau psychodynamique, une difficulté de séparation avec sa mère ou encore éventuellement des fantasmes agressifs et sexuels non acceptés.
Le pronostic est plutôt bon, même si l'on remarque une possibilité de rechute de 50% sur 5 ans. Le traitement est assez semblable à celui de l'anorexie mentale : hospitalisation en cas de nécessité, antidépresseurs (qui semble plus efficaces que pour l'anorexie), thérapie individuelle ou en groupe.
par Systole
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Troubles psychiatriques
La Dépression est le trouble de l'humeur le plus fréquent observé dans la population. Il se caractérise par un sentiment de vide et de tristesse récurrent, une perte de plaisir dans les activités et d'autres signes. Malgré les traitements par psychothérapie et les anti-dépresseurs, il s'agit d'un véritable problème de société.
Epidémiologie : on pense qu'environ 5% de la population européenne souffre d'un trouble dépressif majeur au cours de sa vie. Les femmes sont deux fois plus touchées que les hommes et cette épisode survient souvent à l'adolescence et vers 40 ans, même si la dépression chez la personne âgée est sous-estimée.
Mécanismes physiopathologiques : on a pu démontrer qu'il existait un problème de régulation au niveau biologique : certains neurotransmetteurs (messagers chimiques des neurones) et surtout leurs produits de dégradation (métabolites) sont présents à des taux anormaux dans le corps du patient. Ceci est à la base du traitement par anti-dépresseurs qui va tenter de contrecarrer ces dysrégulations. Au niveau analytique, on pense que la perte symbolique ou réelle d'une personne aimée sera perçue par le patient comme un rejet, ce qui va s'exprimer par un sentiment de culpabilité. De plus, on notera souvent chez un patient dépressif une vision négative de soi, de ses expériences passées et du futur (triade de Beck).
Symptômes dépressifs et évolution : la dépression se traduit par une baisse de l'humeur, dont le terme doit être pris comme la "tonalité fondamentale" que ressent un patient face à lui-même et son environnement. De plus, on remarquera une baisse marquée du plaisir à faire des activités qui étaient appréciées auparavant. Des changements de poids (perte ou gain) et des troubles du sommeil persistants font également partie du tableau, de même qu'une fatigue chronique et un sentiment de dévalorisation (le patient se sent inutile, coupable). Une personne dépressive ressentira également une agitation ou au contraire un ralentissement psychomoteur associé éventuellement à des difficultés de concentration. Tous ces symptômes vont provoquer des difficultés à "fonctionner" dans la vie de tous les jours.
Un épisode dépressif doit durer au moins deux semaines pour être défini comme tel, mais il dure en moyenne 10 mois. Près de la moitié des patients dépressifs ont pensé au suicide et 15% feront une tentative, ce qui motive d'autant plus une prise en charge pour ces personnes. Ajoutons que plus de deux-tiers des patients ayant vécu un épisode dépressif en referont un autre dans leur vie, mais que la guérison à long terme est possible pour 80%.
Citons rapidement certaines formes particulières comme la dépression chronique (plus de 2 ans) ou encore la dépression saisonnière (qui survient par exemple uniquement en hiver).
Traitement et prise en charge : les médicaments sont quasiment toujours indiqués dans le traitement d'une dépression. On utilisera des anti-dépresseurs, dont il existe deux classes principales : les "classiques" (antidepresseurs tricycliques comme l'Amitryptiline et la Clomipramine) et les nouveaux anti-dépresseurs (inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine, entre autres, comme le Citalopram et la Sertraline) qui présentent l'avantage d'être tout aussi efficaces que les antidépresseurs tricycliques mais d'induire moins d'effets secondaires.
Une psychothérapie sera souvent proposée pour le patient, afin de travailler sur la vision négative du patient, une adaptation comportementale dans les situations difficiles et des thérapies de groupe, selon le choix du patient.
Epidémiologie : on pense qu'environ 5% de la population européenne souffre d'un trouble dépressif majeur au cours de sa vie. Les femmes sont deux fois plus touchées que les hommes et cette épisode survient souvent à l'adolescence et vers 40 ans, même si la dépression chez la personne âgée est sous-estimée.
Mécanismes physiopathologiques : on a pu démontrer qu'il existait un problème de régulation au niveau biologique : certains neurotransmetteurs (messagers chimiques des neurones) et surtout leurs produits de dégradation (métabolites) sont présents à des taux anormaux dans le corps du patient. Ceci est à la base du traitement par anti-dépresseurs qui va tenter de contrecarrer ces dysrégulations. Au niveau analytique, on pense que la perte symbolique ou réelle d'une personne aimée sera perçue par le patient comme un rejet, ce qui va s'exprimer par un sentiment de culpabilité. De plus, on notera souvent chez un patient dépressif une vision négative de soi, de ses expériences passées et du futur (triade de Beck).
Symptômes dépressifs et évolution : la dépression se traduit par une baisse de l'humeur, dont le terme doit être pris comme la "tonalité fondamentale" que ressent un patient face à lui-même et son environnement. De plus, on remarquera une baisse marquée du plaisir à faire des activités qui étaient appréciées auparavant. Des changements de poids (perte ou gain) et des troubles du sommeil persistants font également partie du tableau, de même qu'une fatigue chronique et un sentiment de dévalorisation (le patient se sent inutile, coupable). Une personne dépressive ressentira également une agitation ou au contraire un ralentissement psychomoteur associé éventuellement à des difficultés de concentration. Tous ces symptômes vont provoquer des difficultés à "fonctionner" dans la vie de tous les jours.
Un épisode dépressif doit durer au moins deux semaines pour être défini comme tel, mais il dure en moyenne 10 mois. Près de la moitié des patients dépressifs ont pensé au suicide et 15% feront une tentative, ce qui motive d'autant plus une prise en charge pour ces personnes. Ajoutons que plus de deux-tiers des patients ayant vécu un épisode dépressif en referont un autre dans leur vie, mais que la guérison à long terme est possible pour 80%.
Citons rapidement certaines formes particulières comme la dépression chronique (plus de 2 ans) ou encore la dépression saisonnière (qui survient par exemple uniquement en hiver).
Traitement et prise en charge : les médicaments sont quasiment toujours indiqués dans le traitement d'une dépression. On utilisera des anti-dépresseurs, dont il existe deux classes principales : les "classiques" (antidepresseurs tricycliques comme l'Amitryptiline et la Clomipramine) et les nouveaux anti-dépresseurs (inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine, entre autres, comme le Citalopram et la Sertraline) qui présentent l'avantage d'être tout aussi efficaces que les antidépresseurs tricycliques mais d'induire moins d'effets secondaires.
Une psychothérapie sera souvent proposée pour le patient, afin de travailler sur la vision négative du patient, une adaptation comportementale dans les situations difficiles et des thérapies de groupe, selon le choix du patient.
par Systole
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Troubles psychiatriques

