Bienvenue!

Je m'appelle Systole, jeune médecin suisse. J'ai décidé de créer ce site afin que vous puissiez trouver des informations claires et simples sur les maladies qui peuvent affecter notre santé. Par souci de compréhension, le vocabulaire médical sera évité le plus possible et nous traiterons des pathologies fréquentes et importantes que l'on peut retrouver dans la vie de tous les jours.

Pour toute précision ou remarque, il existe une fonction "commentaire" au bas de chaque article et je me ferai un plaisir de vous répondre.
Merci

Systole


Jeudi 14 juin 2007

La maladie de Lyme (ou Borreliose) est une infection due aux spirochètes de la famille des Borreliae transmises par les tiques. Les manifestations sont multiples : on retrouve tout d'abord une lésion au niveau de la peau, puis la maladie peut progresser et atteindre le système nerveux et les articulations, et ce de façon chronique.


La Borreliose doit son nom à la ville de Lyme, dans le Connecticut, où elle a été décrite pour la première fois en 1975. Elle n'est pas rare dans les contrées boisées d'Europe situées à moins de 1000 m d'altitude, ainsi qu'en Amérique du Nord, au Japon et en Australie. La transmission de Borrelia, dont Borrelia burgdorferi, se fait par les nymphes (printemps-été) ou les tiques adultes (automne), dont environ 30% sont infectées. Le risque d'infection à l'homme est estimé à environ 10% si la tique est attachée plus de 24h.


Symptômes : au stade précoce de la maladie (Stade I), on constate une rougeur en forme d'anneau sur la peau (érythème chronique migrant). Le patient peut également remarquer de la fièvre ou des maux de tête. La lésion cutanée disparaît en quelques mois, avec ou sans traitement et peut parfois passer inaperçue.

Quelques semaines après la piqûre de tique (Stade II), l'infection peut se propager au système nerveux, produisant un tableau varié (neuroborreliose) avec paralysie des nerfs crâniens, notamment le nerf facial, responsable de la motricité du visage, mais aussi une atteinte des racines nerveuses de la moelle épinière (méningoradiculite). On peut constater également une inflammation du coeur (myopéricardite) et une conjonctivite. Les symptômes du stade II sont généralement transitoires.

Au Stade III, on retrouve une atteinte chronique des articulations comme le genou ou les chevilles, mais aussi une lésion des nerfs (polyneuropathie) qui va entrainer des troubles de la sensibilité et de la motricité. Les yeux et la peau peuvent également être atteints.

 

Diagnostic : au stade I de la maladie, une sérologie ELISA sera positive seulement chez la moitié des patients, tandis qu'on retrouvera des spirochètes systématiquement dans le sang ou le liquide céphalo-rachidien des patients parvenus au stade II. Il existe un examen de PCR (Polymerase Chain Reaction) permettant de détecter l'ADN de Borrelia.


Traitement : Les antibiotiques sont importants pour diminuer la durée de la maladie et éviter de passer à un stade ultérieur : on utilisera pour cela de la Doxycycline ou de l'Amoxycilline par la bouche. Pour les manifestations persistantes ou sévères, on peut utiliser des antibiotiques en intraveineux comme la Ceftriaxone.


En cas de piqûre de tique, il faut la retirer d'un coup sec au moyen d'une pincette, l'important étant de la saisir par le rostre, soit l'organe qui vient s'ancrer sur la peau. Une antibiothérapie prophylactique est débattue. Un vaccin a été produit aux Etats-Unis mais a été retiré suite à l'apparition d'arthrites chez les personnes vaccinées.

Vendredi 18 mai 2007

L'Anémie représente une des maladies les plus fréquentes, mais ses causes sont extrêmement nombreuses : les carences en Fer, mais également en vitamine B12 ou en acide folique, les maladies du rein ou de la moëlle, sans oublier les malformations héréditaires des globules rouges comme la Thalassémie ou la Drépanocytose.


Le sang est constitué grossièrement d'un liquide contenant des protéines et des ions (sodium, calcium...) : le Plasma. L'autre partie du sang est représentée par des cellules : les globules rouges ou érythrocytes, responsables du transport d'oxygène, et les globules blancs (leucocytes) qui sont chargés de défendre l'organisme. L'Anémie se définit comme un taux trop bas de l'Hématocrite ou de l'Hémoglobine.

Hématocrite : il s'agit du pourcentage volumique des cellules par rapport au sang dans sa totalité. Sa valeur normale est de 37-47% chez la femme et de 42-54% chez l'homme.

Hémoglobine : c'est le constituant essentiel du globule rouge, formé d'une protéine en quatre parties (deux chaînes alpha et deux chaînes beta) et un atome de Fer permettant la fixation de l'oxygène. On parle d'anémie si cette valeur est inférieure à 13 gramme par décilitre de sang (homme) ou < 12 g/dL (femme)


Carence en Fer

Il s'agit de la première cause d'anémie, comptant pour environ 80% de toutes les anémies et touchant 5 fois plus souvent les femmes. La plupart du temps, le fer est perdu en raison d'un saignement chronique du tube digestif, des organes gynécologiques ou encore après une opération. Parfois, c'est l'apport de Fer qui est insuffisant, notamment chez les patients végétariens ou les enfants. A noter que les besoins en Fer sont doublés chez la femme enceinte, qui est ainsi fortement à risque de développer une anémie.


Carence en vitamine B12 ou en Folates

Ce sont deux constituants importants pour la fabrication de l'ADN du globule rouge. On comprend ainsi aisément qu'un apport insuffisant de B12 (cyanocobalamine) ou d'acide folique va provoquer une anémie. On trouve la vitamine B12 surtout dans les produits d'origine animale. Un apport insuffisant (patients végétaliens par exemple) ou un trouble de l'absorption de la vitamine B12 au niveau de l'estomac (maladie de Biermer) en sont les causes les plus fréquentes.

Quant à l'acide folique, il est présent dans le foie et les légumes. Les patients s'alimentant de façon peu variée (alcooliques, personnes âgées) sont particulièrement à risque.


Les Maladies Hémolytiques

Ce terme regroupe les pathologies provoquant une diminution de la durée de vie des globules rouges, qui est normalement de 100 jours environ. Les globules rouges sont détruits prématurément soit en raison d'un problème de synthèse propre à l'organisme, soit par un phénomène extérieur (médicaments, toxiques, processus auto-immunitaire). Parmi les anémies dues à une mauvaise formation des globules rouges, on citera la Sphérocytose, maladie génétique qui se distigue par un déficit d'un composant de la surface du globule rouge. Elle touche 1/5000 personnes en Europe du Nord. Le déficit en glucose-6-phosphate-déshydrogénase (G-6-PD), une enzyme importante dans la protection des érythrocytes, en est une autre. Dans ce cas, il est important d'éviter certains médicaments (antipaludéens, aspirine...) ainsi que les fèves. La Thalassémie, relativement fréquente chez les personnes originaires du bassin méditerranéen, se traduit par une production insuffisante d'un des deux composants de l'hémoglobine : la chaine beta dans la Thalassémie beta, la chaîne alpha dans la Thalassémie alpha. Enfin, quelques mots sur la Drépanocytose ou Anémie falciforme, une variante de la composition des globules rouges qui touche jusqu'à 40% des personnes d'Afrique tropicale et 5% des Afro-Américains. Lors d'une déshydratation, une infection ou un vol en avion, on assiste à une diminution de la saturation en oxygène des globules rouges, ce qui, chez ces patients, peut provoquer des douleurs importantes dues à la formation de caillots dans les vaisseaux.



Autres causes d'anémie

Une insuffisance rénale peut provoquer une anémie, pour la simple et bonne raison que le rein est le siège de la formation de l'érythropoïétine (EPO), une hormone qui stimule la production de globules rouges dans la moëlle osseuse. Si c'est la moëlle elle-même qui devient incapable de produire des globules rouges, on parle d'Anémie aplasique. La cause est inconnue la plupart du temps, mais on sait que certains médicaments (chloramphénicol, colchicine) ou des infections virales peuvent la provoquer. Enfin, une tumeur, une maladie inflammatoire ou encore un problème thyroïdien peuvent être à l'origine d'une anémie.

Symptômes et traitement:

La diminution des érythrocytes va provoquer chez le patient une pâleur de la peau et des muqueuses (conjonctive des paupières). On notera également une faiblesse, une difficulté à respirer et à se concentrer ou encore des maux de tête. Le traitement est très variable, vu que les causes sont nombreuses. Dans le cas de la carence en fer qui représente la majorité des anémies, on substituera le manque après avoir recherché (et traité!) l'origine de la perte de fer, notamment un saignement chronique (ulcère digestif par exemple).

Recherche

Newsletter

Inscription à la newsletter
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus