La Polyarthrite Rhumatoide (PR) est une maladie fréquente qui touche les articulations et éventuellement d’autres organes. Comme la plupart des maladies dites « rhumatologiques », on ignore la cause exacte mais certains mécanismes ont déjà été élucidés. A terme, la PR représente une proportion importante d’invalidité.
Epidémiologie : environ 1% de la population est touché par la PR, et les femmes sont atteintes 3-4 fois plus souvent que les hommes. Dans le sang des patients malades, on retrouve un certain antigène (HLA DR-4) dans 70% des cas, cependant un quart des sujets sains sont également positifs pour cet antigène.
Mécanismes physiopathologiques : la Polyarthrite Rhumatoïde fait partie de ces maladies qu’on appelle « auto-immunes » dans le sens où les cellules de défense du patient vont réagir contre des constituants de son propre corps. Dans le cas de la PR, les lymphocytes (cellules de l’immunité) vont attaquer des composants de la muqueuse qui tapisse les articulations (la synoviale). Ceci va conduire à une destruction lente et progressive des cartilages articulaires.
Symptômes et diagnostic : un patient atteint de PR va ressentir des symptômes généraux comme un amaigrissement, une transpiration pendant la nuit, des douleurs musculaires et éventuellement des lésions au niveau des ongles. De plus, les articulations vont être touchées : typiquement, ce sont d’abord les articulations des doigts qui sont atteintes, et ce des deux côtés et de manière simultanée. Avec le temps, la maladie va se propager éventuellement au niveau de la main, du poignet, ou d’autres articulations. Les membres sont douloureux quand on les mobilise et enflés, surtout le matin au réveil. L’inflammation des tendons au niveau du poignet peut conduire à un syndrome du canal carpien, c’est-à-dire la compression d’un nerf qui innerve la main (le nerf médian). Avec le temps, on pourra noter une déformation des mains et des doigts assez caractéristique. D’autres organes peuvent être touchés de façon facultative : le cœur et les poumons, même si aucun symptôme n’est décelé la plupart du temps, mais aussi les yeux (inflammation de la cornée et de la conjonctive = kératoconjonctivite).
Le diagnostic pourra être posé en fonction de l’histoire du patient, des signes typiques au niveau des articulations et des divers examens qui viendront compléter le bilan : radiographie, examen du sang avec dosage du « Facteur Rhumatoïde » et des facteurs d’inflammation.
Traitement et prise en charge : le traitement de la PR se base sur plusieurs axes. On pourra proposer au patient des moyens « physiques » comme la cryothérapie, les massages et la gymnastique, mais aussi des médicaments qui vont agir contre les douleurs que ressent le malade : anti-inflammatoires « classiques » et sélectifs, Corticoïdes et substances anti-rhumatismales (Méthotrexate, Hydroxychloroquine). Depuis quelques années, on a mis au point des anticorps (anti-TNF alpha) agissant au niveau des molécules qui provoquent l’inflammation. Enfin, l’injection de substances radio-actives (radiosynoviorthèse) et des interventions chirurgicales visant à ôter la synoviale ont également fait leurs preuves dans les cas difficiles.
Le Cancer du Col de l’Utérus représente l’exemple le plus frappant de l’importance d’un dépistage. Grâce aux contrôles recommandés et réguliers chez le gynécologue, on peut prendre en charge cette maladie à des stades très précoces et ainsi diminuer fortement la mortalité associée et avoir une approche beaucoup moins radicale. Néanmoins, on note une augmentation de certains types de lésions ainsi qu’une forte hausse chez les femmes jeunes.
Epidémiologie : Le Cancer du Col utérin est le deuxième cancer gynécologique en fréquence, après le cancer du sein. Chaque année, on le découvre chez 8'000 femmes en France. Le dépistage, conseillé chez toute femme en activité sexuelle, est recommandé annuellement durant les deux premières années, puis une fois tous les 2-3 ans.
Causes et facteurs de risque : de nombreuses situations ont été mises en évidence quant à leur participation au développement d’un cancer du col, comme par exemple le fait d’avoir des partenaires multiples, un niveau socio-économique bas, fumer ou souffrir d’une immunodéficience (greffe, SIDA…). Certains agents infectieux sont fortement impliqués dans la transformation maligne des lésions : le Human Papilloma Virus (HPV) dont certains sous-types (HPV 16, 18, 31, 33 et 35) sont particulièrement redoutés. On pense que le virus de l’herpès génital (HSV-2) pourrait également jouer un rôle.
Symptômes et diagnostic : Dans plus de la moitié des cas, le cancer est découvert fortuitement lors du frottis par le gynécologue (Test de Papanicolaou ou Pap-Test). Parfois, la patiente se plaindra de saignements vaginaux, par exemple à la suite de rapports sexuels, ou encore de troubles urinaires ou rectaux.
Le spécialiste pourra déterminer grâce au frottis si les cellules du col sont normales ou pas, et grâce à la colposcopie et l’échographie, visualiser les limites de la tumeur. La taille et l’extension du cancer sont bien entendu très importantes puisqu’elles dirigeront le type de traitement et le pronostic de la patiente, c’est pourquoi on effectuera dans certains cas plus sévères des radiographies et un scanner pour exclure des possibles métastases.
Prise en charge de la patiente : Dans le cas où il n’existe que des anomalies localisées des cellules du col, on procédera à une vaporisation au laser, une cryothérapie ou une « conisation », c’est-à-dire le fait d’enlever un cône de tissu du col utérin. Si les lésions sont trop profondes ou que la patiente ne désire pas de grossesse, on pourra enlever totalement l’utérus de la patiente (hystérectomie) après avoir programmé une radiothérapie et éventuellement une chimiothérapie. Une surveillance régulière est également proposée pour dépister les possibles récidives ou complications du traitement.
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