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Mardi 6 juin 2006 2 06 /06 /2006 00:00

La Polyarthrite Rhumatoide (PR) est une maladie fréquente qui touche les articulations et éventuellement d’autres organes. Comme la plupart des maladies dites « rhumatologiques », on ignore la cause exacte mais certains mécanismes ont déjà été élucidés. A terme, la PR représente une proportion importante d’invalidité.

 

Epidémiologie : environ 1% de la population est touché par la PR, et les femmes sont atteintes 3-4 fois plus souvent que les hommes. Dans le sang des patients malades, on retrouve un certain antigène (HLA DR-4) dans 70% des cas, cependant un quart des sujets sains sont également positifs pour cet antigène.

Mécanismes physiopathologiques : la Polyarthrite Rhumatoïde fait partie de ces maladies qu’on appelle « auto-immunes » dans le sens où les cellules de défense du patient vont réagir contre des constituants de son propre corps. Dans le cas de la PR, les lymphocytes (cellules de l’immunité) vont attaquer des composants de la muqueuse qui tapisse les articulations (la synoviale). Ceci va conduire à une destruction lente et progressive des cartilages articulaires.

 

Symptômes et diagnostic : un patient atteint de PR va ressentir des symptômes généraux comme un amaigrissement, une transpiration pendant la nuit, des douleurs musculaires et éventuellement des lésions au niveau des ongles. De plus, les articulations vont être touchées : typiquement, ce sont d’abord les articulations des doigts qui sont atteintes, et ce des deux côtés et de manière simultanée. Avec le temps, la maladie va se propager éventuellement au niveau de la main, du poignet, ou d’autres articulations. Les membres sont douloureux quand on les mobilise et enflés, surtout le matin au réveil. L’inflammation des tendons au niveau du poignet peut conduire à un syndrome du canal carpien, c’est-à-dire la compression d’un nerf qui innerve la main (le nerf médian). Avec le temps, on pourra noter une déformation des mains et des doigts assez caractéristique. D’autres organes peuvent être touchés de façon facultative : le cœur et les poumons, même si aucun symptôme n’est décelé la plupart du temps, mais aussi les yeux (inflammation de la cornée et de la conjonctive = kératoconjonctivite).

Le diagnostic pourra être posé en fonction de l’histoire du patient, des signes typiques au niveau des articulations et des divers examens qui viendront compléter le bilan : radiographie, examen du sang avec dosage du « Facteur Rhumatoïde » et des facteurs d’inflammation.

 

Traitement et prise en charge : le traitement de la PR se base sur plusieurs axes. On pourra proposer au patient des moyens « physiques » comme la cryothérapie, les massages et la gymnastique, mais aussi des médicaments qui vont agir contre les douleurs que ressent le malade : anti-inflammatoires « classiques » et sélectifs, Corticoïdes et substances anti-rhumatismales (Méthotrexate, Hydroxychloroquine). Depuis quelques années, on a mis au point des anticorps (anti-TNF alpha) agissant au niveau des molécules qui provoquent l’inflammation. Enfin, l’injection de substances radio-actives (radiosynoviorthèse) et des interventions chirurgicales visant à ôter la synoviale ont également fait leurs preuves dans les cas difficiles.

Par Systole - Publié dans : Maladies rhumatologiques
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Dimanche 28 mai 2006 7 28 /05 /2006 00:00
Tout comme le Trouble panique, le Trouble Obsessionnel Compulsif (qu'on abrège souvent TOC) fait partie de la famille des troubles anxieux, dans le sens où on retrouve chez le patient une hyperactivité "interne" en réponse à un objet qui présente une menace constante mais irraisonnée.


Epidémiologie : Les Troubles Obsessionnels et Compulsifs sont très fréquents dans la population : 2-3% des gens sont touchés, les hommes autant que les femmes. Ces troubles débutent souvent durant l'adolescence ou au début de l'âge adulte.


Mécanismes physiopathologiques : les troubles anxieux en général semblent être générés par une activité plus importante que la norme du système neuro-végétatif, c'est-à-dire celui qui régule des fonctions vitales comme les constantes cardiaques (tension artérielle, fréquence), la salivation, la transpiration, l'ouverture des voies respiratoires... des fonctions essentielles du corps humain qui ne sont pas contrôlables par la pensée. Une anxiété peut se manifester chez n'importe quelle personne lors d'une situation stressante ou délicate (examen, représentation...) mais chez un patient qui présente des troubles anxieux, la réaction est clairement trop importante dans la mesure où son appréhension est floue et déraisonnée.


Symptômes : une personne qui a des TOC va présenter des idées, des impulsions ou des pensées (obsessions) qui vont envahir son esprit de manière répétée, ou des comportements et conduites répétitives (compulsions) que le patient ne peut contrôler mais qui créeront chez lui une anxiété s'il tente d'y résister, de peur que quelque chose de dramatique n'arrive.

exemples d'obsessions : idées ou pensées souvent répugnantes et blasphématoires que le patient reconnait comme siennes mais étrangères à sa volonté ("je suis sale", "je vais frapper quelqu'un", "quelqu'un va mourir"). Le patient va également souvent passer énormément de temps à se décider pour une quelconque action, pesant le pour et le contre continuellement.

exemples de compulsions : actes mentaux (calcul, prières, répétitions de mots) ou comportements répétitifs (lavage de mains, rangement, vérifications) destinés à neutraliser les pensées obsessionnelles.

Le sujet fait des efforts pour essayer de se débarrasser de ces idées ou ces pensées, mais cela ne suffit pas. Il sait par ailleurs que ceci provient de sa propre activité mentale et que cela a un caractère déraisonnable et absurde. Ces conduites vont générer chez le patient une détresse marquée, une perte de temps considérable (>1 heure par jour) et peuvent interférer avec ses activités quotidiennes.


Evolution et traitement : les troubles obsessionnels et compulsifs évoluent souvent au long cours, mais sous traitement, ils peuvent diminuer ou disparaître complètement. On utilisera, tout comme pour les troubles paniques, des médicaments comme les Benzodiazépines (Valium(R) ou Xanax (R)), mais aussi des anti-dépresseurs de nouvelle génération (ISRS). Des séances de psychothérapie (soutien, analytique mais surtout comportementale) peuvent également avoir une utilité pour tenter de cerner ce qui est à l'origine de ce comportement ou du moins de l'adapter à la vie quotidienne.

Par Systole - Publié dans : Troubles psychiatriques
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Lundi 22 mai 2006 1 22 /05 /2006 00:00
Le cancer du sein représente une cause de mortalité majeure chez la femme occidentale. Son incidence n'a cessé de croître ces 30 dernières années, mais grâce au dépistage et à l'information aux patientes, la mortalité est en nette diminution.


Epidémiologie : on sait qu'en France ou en Suisse, environ une femme sur quinze va avoir un cancer du sein dans sa vie. Cette incidence frappante doit cependant être corrélée au fait que le carcinome bronchique (cancer du poumon) est en train de le supplanter au triste palmarès du cancer le plus répandu chez le sexe féminin.
Les facteurs de risque pour le cancer du sein ont été démontrés avec une certaine assurance : une exposition accrue aux hormones de type "oestrogènes" (premières règles précoces, ménopause tardive, obésité, substitution hormonale aux oestrogènes), mais aussi une classe socio-économique élevée. En effet, le cancer du sein est beaucoup plus fréquent dans les pays du nord de l'Europe que ceux du Sud et touche le plus souvent les femmes de plus de 50 ans.
Le facteur génétique a été clairement mis en évidence, notamment par les gènes BRCA1 et BRCA2, mais ils entrent en compte dans moins de 10% des cas.


Mécanisme physiopathologique : un cancer est une croissance incontrôlée de cellules. Dans le cadre du cancer du sein, on pense qu'il faut environ dix ans entre la première anomalie cellulaire et une masse décelable (1 cm3), mais on trouve des extrêmes entre 1 et 20 ans.
La tumeur pourra ensuite continuer à croître, mais aussi se propager via des ganglions lymphatiques de la région (aisselle, thorax) et dans les cas avancés, donner des métastases à distance, c'est-à-dire des tumeurs secondaires qui se sont "échappé" par la circulation sanguine et implanté dans d'autres organes (foie et poumon surtout, dans le cas du cancer du sein).


Symptômes et diagnostic : les gynécologues et plus particulièrement les spécialistes du sein (sénologues) se sont particulièrement attachés à l'importance d'un auto-contrôle des patientes (auto-palpation) afin de déceler une masse éventuelle au niveau du sein ou tout autre changement anormal : douleur, retraction de la peau, écoulement au niveau du mamelon...
Cependant, plus de la moitié des cancers du sein sont découverts grâce au programme efficace de dépistage : proposé tous les deux ans aux femmes de plus de 50 ans, il permet au moyen d'une mammographie (radiographie du sein) et d'un examen par un spécialiste de mettre en évidence à un stade précoce la présence d'une tumeur.
Face à une trouvaille suspecte, le médecin décidera de faire une ponction de la masse pour déterminer sa nature si son examen n'a pas suffi, ceci afin de distinguer une tumeur d'une maladie bénigne (adénofibrome, kyste...).

Traitement : s'il s'agit d'une tumeur, il faudra mettre en place une stratégie pour l'enlever et éviter les récidives. Pour cela, une intervention chirurgicale sera nécessaire pour ôter la tumeur (tumorectomie) ou, si sa taille est trop grande, enlever le sein entier (mastectomie) qui pourra être remplacé par un implant dans un deuxième temps.
La détermination d'une invasion au niveau des ganglions sera également effectuée durant l'intervention et ceux-ci, s'ils sont atteints, seront également enlevés. Enfin, une chimiothérapie et une hormonothérapie seront souvent associées pour diminuer les risques de rechute.
Les avancées dans le domaine du diagnostic et du traitement ont permis de réduire de manière drastique la mortalité due au cancer du sein, mais celle-ci est encore passablement élevée. Pour ce qui est de la prise en charge autant psychologique qu'esthétique, elle s'avère essentielle pour ces patientes qui bénéficieront en outre d'un suivi rapproché les premières années après l'opération, afin de déceler les éventuelles récidives.

LIEN : Site du Cancer du Sein (France)
Par Systole - Publié dans : Maladies gynécologiques
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Mardi 16 mai 2006 2 16 /05 /2006 00:00

Le Cancer du Col de l’Utérus représente l’exemple le plus frappant de l’importance d’un dépistage. Grâce aux contrôles recommandés et réguliers chez le gynécologue, on peut prendre en charge cette maladie à des stades très précoces et ainsi diminuer fortement la mortalité associée et avoir une approche beaucoup moins radicale. Néanmoins, on note une augmentation de certains types de lésions ainsi qu’une forte hausse chez les femmes jeunes.


Epidémiologie : Le Cancer du Col utérin est le deuxième cancer gynécologique en fréquence, après le cancer du sein. Chaque année, on le découvre chez 8'000 femmes en France. Le dépistage, conseillé chez toute femme en activité sexuelle, est recommandé annuellement durant les deux premières années, puis une fois tous les 2-3 ans.

Causes et facteurs de risque : de nombreuses situations ont été mises en évidence quant à leur participation au développement d’un cancer du col, comme par exemple le fait d’avoir des partenaires multiples, un niveau socio-économique bas, fumer ou souffrir d’une immunodéficience (greffe, SIDA…). Certains agents infectieux sont fortement impliqués dans la transformation maligne des lésions : le Human Papilloma Virus (HPV) dont certains sous-types (HPV 16, 18, 31, 33 et 35) sont particulièrement redoutés. On pense que le virus de l’herpès génital (HSV-2) pourrait également jouer un rôle.

Symptômes et diagnostic : Dans plus de la moitié des cas, le cancer est découvert fortuitement lors du frottis par le gynécologue (Test de Papanicolaou ou Pap-Test). Parfois, la patiente se plaindra de saignements vaginaux, par exemple à la suite de rapports sexuels, ou encore de troubles urinaires ou rectaux.

Le spécialiste pourra déterminer grâce au frottis si les cellules du col sont normales ou pas, et grâce à la colposcopie et l’échographie, visualiser les limites de la tumeur. La taille et l’extension du cancer sont bien entendu très importantes puisqu’elles dirigeront le type de traitement et le pronostic de la patiente, c’est pourquoi on effectuera dans certains cas plus sévères des radiographies et un scanner pour exclure des possibles métastases.

Prise en charge de la patiente : Dans le cas où il n’existe que des anomalies localisées des cellules du col, on procédera à une vaporisation au laser, une cryothérapie ou une « conisation », c’est-à-dire le fait d’enlever un cône de tissu du col utérin. Si les lésions sont trop profondes ou que la patiente ne désire pas de grossesse, on pourra enlever totalement l’utérus de la patiente (hystérectomie) après avoir programmé une radiothérapie et éventuellement une chimiothérapie. Une surveillance régulière est également proposée pour dépister les possibles récidives ou complications du traitement.

Par Systole - Publié dans : Maladies gynécologiques
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Samedi 13 mai 2006 6 13 /05 /2006 00:00
Le Diabète se définit comme une maladie chronique du métabolisme due à un manque partiel ou total en Insuline, une hormone responsable de la régulation du glucose dans notre corps. Ceci va causer, après une certaine durée de la maladie, des complications au niveau des vaisseaux sanguins et du système nerveux.


Epidémiologie : le diabète est une maladie très fréquente. 1-2% de la population de moins de 50 ans en est affecté, mais ce chiffre se monte à plus de 10% chez les personnes de >65 ans.

Classification : on définit différents types de diabète qu'il est essentiel de distinguer.

- Le diabète de "type I" : les cellules beta du pancréas ont totalement perdu la capacité de fabriquer l'Insuline, une hormone qui sert à réabsorber le glucose (sucre) dans les cellules et donc de diminuer la quantité de sucre dans le sang (glycémie). Ce diabète est causé par des phénomènes le plus souvent auto-immunitaires, c'est-à-dire que des anticorps vont réagir contre notre propre corps. La période de survenue d'un diabète de "type I" est souvent l'enfance ou l'adolescence et ces patients auront besoin de prendre de l'insuline pour survivre.

- Le diabète de "type II" : il se caractérise par un déficit partiel d'Insuline et/ou une "résistance" des cellules beta-pancréatiques à l'action de l'Insuline (elles y sont moins sensibles). Ainsi, le contrôle de la glycémie ne pourra pas s'effectuer de manière efficace. Le diabète de type II concerne la plupart des diabétiques, typiquement les personnes âgées qui auront besoin d'un régime et de médicaments pour contrôler leur glycémie et dans les cas avancés, il faudra éventuellement aussi de l'insuline "de l'extérieur" pour régulariser le métabolisme des sucres. Les facteurs déclanchants principaux du diabète sont l'obésité, les troubles du métabolisme des lipides (graisses), c'est-à-dire une augmentation des Triglycérides et une baisse du HDL-cholestérol (le "bon" cholestérol) ou encore une hypertension.

- Le diabète gestationnel : diabète qui survient durant une grossesse et qui disparaît ensuite. Il concerne 3% des femmes enceintes et les prédispose davantage à développer un diabète de type II par la suite. Il est responsable de complications chez la mère (infections urinaires, oedèmes, césarienne...) et chez le nouveau-né (malformations, "gros" bébés, hypoglycémie du post-partum...)

Mise en évidence d'un diabète et diagnostic : les symptômes qui vont annoncer la présence d'un diabète chez un patient sont assez tapageurs dans le cadre d'un type I mais beaucoup plus insidieux pour un type II : fatigue, perte d'énergie, transpiration, maux de tête, augmentation du volume des urines et soif, perte de poids, crampes, troubles visuels...

Dans le cas d'un diabète de type II, on découvrira le plus souvent la maladie lors d'un contrôle inopiné chez son médecin : la valeur du sucre dans le sang à jeun, du fait du déficit en insuline, sera anormalement élevée. On propose un dépistage du diabète tous les trois ans pour toute personne de plus de 40 ans. Si des facteurs de risque sont déjà présents (obésité, diabète dans la famille, hypertension...), on effectuera des contrôles plus tôt.

Complications du diabète : le diabète est une maladie insidieuse dans le sens où une personne ne se sent pas malade du moment qu'elle arrive à conserver son taux de glucose dans des zones stables. Cependant, avec les années, des complications majeures vont survenir et cela d'autant plus que la glycémie est mal contrôlée. Les vaisseaux sanguins et les nerfs vont particulièrement en souffrir, ce qui va prédisposer le patient à de nombreuses complications :

- augmentation des dépôts de lipides dans les vaisseaux (athérosclérose), avec risque d'infarctus du myocarde, d'attaque cérébrale et d'insuffisance artérielle des jambes. La moitié des patients diabétiques vont mourir d'un infarctus!

- la néphropathie diabétique : le rein va moins bien fonctionner et perdre progressivement sa capacité à filtrer les protéines, notamment.

- la rétinopathie diabétique : des hémorragies et des anévrismes vont se former dans les vaisseaux de la rétine, ce qui va provoquer des troubles de la vision chez le patient et à long terme un possible décollement de la rétine, un glaucome ou même la cécité.

- la neuropathie diabétique : les nerfs du patient vont également souffrir de cette mauvaise régulation du métabolisme des sucres et avec l'évolution de la maladie, les patients présenteront une diminution de la sensibilité tactile, à la douleur et aux variations de température. Le système nerveux autonome (contrôle involontaire des fonctions dites "végétatives" : rythme cardiaque, tension artérielle, transpiration, digestion...) pâtira également de cette situation, de même que le système digestif (sensation d'être plein trop tôt, d'avoir un "poids sur l'estomac"). Enfin, on notera de manière fréquente des troubles de la vidange de la vessie et des troubles érectiles.

- le pied diabétique : jusqu'à 15% des patients âgés avec un diabète vont ressentir des troubles de la "trophicité" des pieds (perturbation de la sensibilité, peau sèche), ce qui pourra conduire à la formation d'ulcère au niveau des points de pression du pied (mal perforant plantaire). Le patient diabétique a en effet une sensibilité qui est diminuée et les traumatismes ne seront éventuellement pas perçus, ce qui pourra causer chez lui l'apparition de ces ulcères.



Traitement : dans le cas du diabète de type I, on donnera de l'Insuline au patient, puisqu'il a totalement perdu la capacité d'en produire lui-même. De plus, on veillera à ce qu'il adopte un régime alimentaire équilibré, une activité physique modérée et une éducation au sujet de sa maladie, afin qu'il détecte lui-même la meilleure manière de contrôler sa glycémie et d'éviter les complications du diabète.


Régime alimentaire équilibré :

les protéines doivent représenter environ 15% de l'apport calorique
les graisses environ 30%
les sucres l'apport calorique restant (environ 55%)

il est important de noter que le sucre ne doit pas être proscrit de l'alimentation d'un patient diabétique, bien au contraire!!!

Les collations (10h, 16h par exemple) sont souvent recommandées pour éviter une chute de la glycémie entre deux repas


Pour les patients atteints d'un diabète de type II, la première mesure consiste à normaliser son poids : un régime adapté et une activité physique sont requises. Ceci permet de resensibiliser le corps à l'action de l'Insuline qui est diminuée lorsque les graisses sont en quantité trop importante (obésité, taux de cholestérol anormal). Si cela n'est pas fait ou pas suffisant, on ajoutera des médicaments (antidiabétiques oraux) qui permettront de régulariser les valeurs du glucose et la sécrétion de l'insuline (Metformine, Glitazone, Sulfonylurées...). Il s'agit de comprimés qui sont pris généralement au moment du repas, certains avant et certains juste après. Si ces mesures ne sont pas suffisantes pour contrôler la glycémie ou que des complications sérieuses surviennent, on administrera de l'insuline comme dans le cas du diabète de type I. Ceci consiste en 1-3 injections d'Insuline par jour.

Par Systole - Publié dans : Maladies endocriniennes
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Mardi 9 mai 2006 2 09 /05 /2006 00:00
La Fibromyalgie est une maladie dont on a beaucoup parlé ces dernières années et qui divise autant le public que le milieu médical. Syndrome douloureux avec une base "physique" réelle ou trouble psychosomatique? Dans tous les cas, elle reste une maladie difficile à traiter et induit beaucoup de frustration de la part du patient et de son médecin traitant.

Epidémiologie et origine : on estime la prévalence de la Fibromyalgie à environ 2% de la population, ceci dans un rapport femmes/hommes d'environ 8. La maladie apparait le plus souvent entre 30 et 60 ans et son origine demeure inconnue. On sait que la dépression est souvent associée à cette maladie, que ce soit avant son apparition ou de manière concomitante.


Symptômes et diagnostic : les patients atteints de Fibromyalgie ressentent des douleurs chroniques dont l'origine se situerait au niveau des muscles. Ces douleurs sont mises en évidence par le praticien en appuyant sur 18 points du corps, localisés principalement au niveau de la nuque et du cou, des coudes, du bassin et des genoux. Si plus de 11 points sur les 18 sont douloureux pendant plus de 3 mois, on pourra penser à une Fibromyalgie. En plus de ces douleurs, le patient pourra souffrir de troubles "végétatifs" comme une froideur des extrémités, une sécheresse de la bouche ou des tremblements. Enfin, des insomnies, un abattement général et une migraine peuvent venir compléter le tableau.



Au niveau des examens sanguins, aucune anomalie n'est mise en évidence et il est clair que le médecin doit s'assurer qu'il ne s'agit pas d'une autre maladie avant de poser le diagnostic de fibromyalgie. Parmi les pathologies qu'on peut confondre avec la Fibromyalgie, on citera la plupart des autres maladies articulaires, les inflammations des muscles (myosite), les troubles psychosomatiques.

A noter enfin que la fibromyalgie peut survenir de façon primaire ou  être associée secondairement à des maladies comme le Lupus Erythémateux, le syndrome de Sjögren ou la Polyarthrite rhumatoïde.


Traitement et pronostic : Etant donné que l'origine de la Fibromyalgie est peu claire, le patient bénéficiera de traitements qui vont agir essentiellement au niveau des symptômes : physiothérapie (massages, bains), techniques de relaxation et acupuncture, médicaments contre la douleur (anti-inflammatoires du type Célécoxib), anti-dépresseurs, groupes d'entraide...

L'évolution a long terme est le plus souvent une stabilisation des douleurs avec diminution des symptômes après 60 ans. Environ un tiers des patients semblent en guérir.

Par Systole - Publié dans : Maladies rhumatologiques
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Lundi 8 mai 2006 1 08 /05 /2006 00:00
Le Trouble panique et l'Agoraphobie font partie des troubles anxieux qui se définissent par une appréhension face à une menace inconnue ou floue et des réactions disproportionnées qui vont provoquer une souffrance marquée au niveau émotionnel et social.


Epidémiologie : environ 2 à 4% de la population va souffrir de troubles paniques durant sa vie et ce souvent vers l'âge de 20-30 ans. La prévalence est globalement tout aussi importante chez les individus de sexe masculin et féminin.


Mécanismes physiopathologiques : on retrouve chez les patients avec un trouble panique une réactivité excessive du système nerveux autonome, c'est-à-dire celui qui contrôle les activités comme la tension artérielle, la digestion, la sudation et d'autres fonctions vitales sur lesquelles on ne peut influer par la pensée. Au niveau analytique, Freud a pensé que l'anxiété était provoquée par la peur archaïque de la "désintégration", qui amène à la peur de perdre un être aimé ou la peur de la castration.


Symptômes : un trouble panique se caractérise par l'apparition soudaine d'attaques de panique, c'est-à-dire une période limitée de crainte ou de malaise intense, lors de laquelle le patient a ressenti des palpitations, une transpiration, des tremblements, une impression d'étouffement, des nausées, la peur de perdre le contrôle ou de mourir. En dehors de ces attaques de panique, le patient qui présente un trouble panique va ressentir une crainte persistante d'avoir d'autres attaques de panique et va changer son comportement en fonction de cela. De plus, il va craindre les implications de ces crises répétées en pensant qu'à terme, il va devenir "fou" ou avoir une crise cardiaque.

Le trouble panique peut être associé à une agoraphobie, soit la peur des grands espaces (places, foule, magasins...) dont le patient craindra de ne pas pouvoir s'echapper rapidement. Notons que le patient admet le plus souvent que ses réactions sont disproportionnées par rapport à la situation.


Evolution et traitement : les attaques de panique peuvent survenir plusieurs fois par semaine et sans traitement, le trouble va évoluer durant des années, ponctué par des périodes plus calmes et d'autres plus éprouvantes. Une prise en charge par un médecin spécialisé (psychiatre) sera fortement recommandée et bénéficie d'excellents résultats. Elle repose comme souvent sur deux piliers : des médicaments et une psychothérapie.

Certains médicaments comme les Benzodiazépines ont fait leurs preuves depuis de nombreuses années, mais leurs effets secondaires (somnolence, fatigue) peuvent d'avérer désagréables. Depuis quelques années, les nouveaux antidépresseurs comme le Citalopram ou la Paroxétine ont montré une très bonne efficacité tout en ayant des effets indésirables limités. L'approche psychothérapeutique est très variable : elle peut s'orienter vers la recherche des causes sous-jacentes du trouble panique (analytique) ou aider le patient à "gérer" les situations de stress (thérapie comportementale) en insistant sur le caractère anodin de ces craintes, une exposition progressive dans le milieu qui provoque ces attaques de panique (flooding) ou des techniques de relaxation.

Par Systole - Publié dans : Troubles psychiatriques
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Mercredi 3 mai 2006 3 03 /05 /2006 00:00
Les troubles du comportement alimentaire, qui regroupent essentiellement l'Anorexie mentale et la boulimie, s'avèrent très fréquents et font partie des maladies dont on a le plus parlé ces dernières années en raison de leur prévalence importante.


L'Anorexie Mentale

Il s'agit d'un trouble caractérisé par une perturbation de l'image corporelle associée au désir permanent de vouloir maigrir et de contrôler son alimentation. Ce comportement impliquera à terme une malnutrition sévère et un risque non négligeable de mortalité. Dans l'Anorexie, le poids se situe en général à 85% du poids attendu et on remarquera la présence ou non d'épisodes de vomissements ou la prise de laxatifs.

Ce trouble touche environ 2% de la population, 10 à 20 fois plus fréquent chez la femme, et souvent chez les patients entre 10 et 30 ans. Beaucoup plus fréquent dans les pays industrialisés et chez les personnes travaillant dans la mode ou la danse, il montre l'importance des facteurs socio-culturels et de l'image de soi dans les raisons d'un tel trouble. En outre, on a montré que le taux de dépression et d'abus de substance se révèle plus fréquents dans les familles de personnes anorexiques. Au niveau psychologique, on pense que la recherche d'indépendance et d'autonomie, ainsi que la difficulté de se séparer de la figure maternelle influent passablement sur les patients anorexiques.

L'évoution est très variable, mais on peut généraliser en disant qu'un tiers des patients va guérir, un tiers va noter une amélioration tandis qu'un tiers va souffrir d'anorexie chronique.

Le traitement se fera en ambulatoire ou necessitera une hospitalisation selon la gravité de la situation (risque de suicide, dépression, malnutrition sévère et crise familiale). Il se basera sur une reprise d'un poids normal et une surveillence des complications. On envisagera par ailleurs une éducation diététique, des séances de thérapie et éventuellement des médicaments, même si aucun d'entre eux n'a montré une efficacité notable pour l'anorexie (antidépresseurs comme la Fluoxétine).


La Boulimie

Elle définit des épisodes d'ingestion massive de nourriture, ceci de manière impulsive et incontrôlable, suivis éventuellement de vomissements provoqués ou de la prise de laxatifs afin d'éviter un surpoids. Les personnes boulimiques pourront utiliser d'autres méthodes pour éviter une prise de poids : exercice physique important, période de jeûne... Les patients ont également une estime de soi très influencée par l'image corporelle.

Tout aussi fréquente que l'anorexie mentale, la boulimie touche dix fois plus les personnes de sexe féminin et débute souvent vers 18 ans. Parmi les causes qui peuvent expliquer un tel comportement alimentaire, on a montré l'implication de l'activité de messagers chimiques cérébraux comme la Noradrénaline et la Sérotonine. Les patients boulimiques sont souvent perfectionnistes et entretiennent des relations conflictuelles avec leur famille, ce qui n'est pas le cas des anorexiques, du moins avant le développement de ces troubles.

On pourra retrouver dans les antécédents des patients l'existance de difficultés relationnelles, de dépression et d'abus de substances, notamment l'alcool et au niveau psychodynamique, une difficulté de séparation avec sa mère ou encore éventuellement des fantasmes agressifs et sexuels non acceptés.

Le pronostic est plutôt bon, même si l'on remarque une possibilité de rechute de 50% sur 5 ans. Le traitement est assez semblable à celui de l'anorexie mentale : hospitalisation en cas de nécessité, antidépresseurs (qui semble plus efficaces que pour l'anorexie), thérapie individuelle ou en groupe.

Par Systole - Publié dans : Troubles psychiatriques
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Mardi 25 avril 2006 2 25 /04 /2006 00:00
L'Epilepsie demeure pour le grand public une maladie très mystérieuse et dont on ne parle pas facilement. Les patients souffrant de cette pathologie bénéficient d'un traitement médicamenteux qui parvient dans 80% des cas à diminuer ou arrêter complètement les crises ; néanmoins le caractère stigmatisant de l'épilepsie fait que les personnes malades cachent bien souvent leur maladie


Epidémiologie : l'épilepsie est l'une des maladies neurologiques les plus fréquentes, puisqu'elle atteint environ 1-2% de la population, ce qui fait que l'on connait probablement tous, en le sachant ou non, une personne atteinte de cette pathologie. Notons que de nombreux personnages dans l'histoire ont souffert d'épilepsie avérée ou supposée : l'écrivain Dostoïevski, mais peut-être aussi César ou Napoléon.


Mécanismes physiopathologiques : Un patient épileptique est la plupart du temps une personne comme une autre, à la différence qu'en certaines occasions, il existe une décharge importante au niveau de certaines de ses cellules nerveuses, ce qui va provoquer une crise d'épilepsie. On connait partiellement les mécanismes sous-jacents mais on sait que cette décharge électrique peut se limiter à une petite région du cerveau ou s'étendre à son entièreté, cela sous l'influence de stimuli comme l'hyperventilation, la privation de sommeil, une stimulation lumineuse particulière (jeux-vidéos) ou de nombreux autres phénomènes connus ou obscurs. Dans certains cas, l'épilepsie est secondaire à des lésions cérébrales (infections à la naissance, manque d'oxygène à l'accouchement, traumatisme...).


Symptômes cliniques : les symptômes d'un patient épileptique sont très divers, puisqu'ils dépendent de la localisation de la décharge des neurones. Par exemple, certains patients feront des crises avec un raidissement et des mouvements incontrôlés et rythmiques de leur corps ou une partie du corps en perdant momentanément connaissance (rupture de contact). C'est la crise tonico-clonique généralisée ou Grand Mal. D'autres auront des comportements moins impressionnants avec une absence de quelques secondes (regard fixe) : c'est l'absence (qu'on appelle aussi Petit Mal). Il existe tout un spectre de symptômes possibles, mais le plus simple serait de distinguer les crises partielles (qui n'impliquent pas la totalité du cerveau) et les crises généralisées. La crise dure généralement de quelques secondes à quelques minutes et à ce moment, le patient peut montrer d'autres signes tels qu'une perte d'urine ou une morsure latérale de la langue. Une fois la crise terminée, le patient prendra éventuellement quelques instants pour se "ressaisir" et être orienté. Lors d'une crise prolongée (>30 minutes) ou une série de crises successives, on se trouve face à l'Etat de Mal épileptique, et il est nécessaire d'appeler une ambulance ou une personne compétante en la matière (la famille doit être mise au courant de l'éventualité de cette situation) pour administrer un ou plusieurs médicaments au patient et en tout cas éviter de placer des objets (porte-monnaie...) dans la bouche du patient pour empêcher qu'il se morde la langue.


Traitement et prise en charge : le traitement contre l'épilepsie repose sur la prise de médicaments appelés Anti-épileptiques ou Anti-convulsivants, dont il existe de nombreux types qui seront pris quotidiennement, seuls ou en association dans les cas plus difficiles à contrôler: Carbamazépine, Phénytoïne, Acide Valproïque ou encore Lamotrigine. Dans les cas d'absence, on utilisera de l'Ethosuximide. Ce traitement peut s'avérer difficile à suivre pour certains patients qui ne se considèrent pas malades ou qui sont gênés par certains effets secondaires éventuels (perte de cheveux, problèmes de foie...). Une hygiène de vie irréprochable se révèle une autre mesure tout aussi importante dans la prise en charge : un sommeil régulier, l'évitement de stress ou de certaines substances comme l'alcool. Chez une partie des patients qui subissent des crises nombreuses ou particulièrement invalidantes, on pourra recourir à un traitement chirurgical qui permettra d'enlever la région précise d'où débute la crise (le foyer épileptogène) après avoir pratiqué un Electro-Encéphalogramme (EEG) pour déterminer cette région du cerveau. Notons que l'EEG, qui consiste à enregistrer l'activité électrique du cerveau, se pratique en plaçant des électrodes sur le crâne du patient, et qu'il s'agit d'un examen primordial pour le diagnostic de la maladie, car l'épilepsie peut ressembler à de nombreuses autres pathologies.

Enfin, dans le cas de crises particulièrement sévères ou allongées, on administrera des anti-épileptiques ou des Benzodiazépines pour calmer la crise du patient.


Un point important concerne l'image que l'on peut avoir d'un patient épileptique : il est essentiel de garder à l'esprit qu'il s'agit d'une maladie de système neurologique et non pas psychiatrique. Les patients épileptiques ne sont pas "fous" ou "bizarres", malgré ce que l'on peut croire. Ce sont des individus qui en dehors de ces crises incontrôlables, se comportent comme des personnes normales et possèdent souvent un quotien intellectuel dans la norme. Mais il est clair que c'est maladie qui peut être difficile à vivre, par le caractère imprévu des crises et la stigmatisation sociale dont ces personnes sont victimes.
Par Systole - Publié dans : Maladies du système nerveux
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Lundi 24 avril 2006 1 24 /04 /2006 00:00
La Dépression est le trouble de l'humeur le plus fréquent observé dans la population. Il se caractérise par un sentiment de vide et de tristesse récurrent, une perte de plaisir dans les activités et d'autres signes. Malgré les traitements par psychothérapie et les anti-dépresseurs, il s'agit d'un véritable problème de société.


Epidémiologie : on pense qu'environ 5% de la population européenne souffre d'un trouble dépressif majeur au cours de sa vie. Les femmes sont deux fois plus touchées que les hommes et cette épisode survient souvent à l'adolescence et vers 40 ans, même si la dépression chez la personne âgée est sous-estimée.


Mécanismes physiopathologiques : on a pu démontrer qu'il existait un problème de régulation au niveau biologique : certains neurotransmetteurs (messagers chimiques des neurones) et surtout leurs produits de dégradation (métabolites) sont présents à des taux anormaux dans le corps du patient. Ceci est à la base du traitement par anti-dépresseurs qui va tenter de contrecarrer ces dysrégulations. Au niveau analytique, on pense que la perte symbolique ou réelle d'une personne aimée sera perçue par le patient comme un rejet, ce qui va s'exprimer par un sentiment de culpabilité. De plus, on notera souvent chez un patient dépressif une vision négative de soi, de ses expériences passées et du futur (triade de Beck).


Symptômes dépressifs et évolution : la dépression se traduit par une baisse de l'humeur, dont le terme doit être pris comme la "tonalité fondamentale" que ressent un patient face à lui-même et son environnement. De plus, on remarquera une baisse marquée du plaisir à faire des activités qui étaient appréciées auparavant. Des changements de poids (perte ou gain) et des troubles du sommeil persistants font également partie du tableau, de même qu'une fatigue chronique et un sentiment de dévalorisation (le patient se sent inutile, coupable). Une personne dépressive ressentira également une agitation ou au contraire un ralentissement psychomoteur associé éventuellement à des difficultés de concentration. Tous ces symptômes vont provoquer des difficultés à "fonctionner" dans la vie de tous les jours.

Un épisode dépressif doit durer au moins deux semaines pour être défini comme tel, mais il dure en moyenne 10 mois. Près de la moitié des patients dépressifs ont pensé au suicide et 15% feront une tentative, ce qui motive d'autant plus une prise en charge pour ces personnes. Ajoutons que plus de deux-tiers des patients ayant vécu un épisode dépressif en referont un autre dans leur vie, mais que la guérison à long terme est possible pour 80%.

 Citons rapidement certaines formes particulières comme la dépression chronique (plus de 2 ans) ou encore la dépression saisonnière (qui survient par exemple uniquement en hiver).

Traitement et prise en charge : les médicaments sont quasiment toujours indiqués dans le traitement d'une dépression. On utilisera des anti-dépresseurs, dont il existe deux classes principales : les "classiques" (antidepresseurs tricycliques comme l'Amitryptiline et la Clomipramine) et les nouveaux anti-dépresseurs (inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine, entre autres, comme le Citalopram et la Sertraline) qui présentent l'avantage d'être tout aussi efficaces que les antidépresseurs tricycliques mais d'induire moins d'effets secondaires.

Une psychothérapie sera souvent proposée pour le patient, afin de travailler sur la vision négative du patient, une adaptation comportementale dans les situations difficiles et des thérapies de groupe, selon le choix du patient.

Par Systole - Publié dans : Troubles psychiatriques
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