L'Accident Vasculaire Cérébral (L'Attaque Cérébrale)

Publié le par Systole

L'Accident Vasculaire cérébral (AVC), que l'on appelle communément "attaque cérébrale" représente l'une des urgences les plus importantes et fatales dans la médecine d'aujourd'hui. L'arret de l'irrigation d'une zone du cerveau va provoquer un déficit chez le patient qui aura en outre un fort risque de mortalité et souvent des séquelles neurologiques persistantes.


Epidémiologie : L'AVC réprésente la troisième cause de mortalité sous nos latitudes, après l'Infarctus du Myocarde et le Cancer, mais la première cause de handicap fonctionnel.


Mécanismes physiopathologiques : Pour rester général, on dira que le cerveau et le tronc cérébral sont formés de différentes zones, localisées de manière semblables chez tous, et qui sont responsables d'une "tâche" particulière : le mouvement, la sensibilité au toucher, la vue, l'orientation, le langage... Plusieurs artères irriguent le système nerveux central et l'arrêt brusque et prolongé de la vascularisation d'une zone donnée va provoquer une "ischémie" d'un territoire (mort des neurones) et un déficit de la "tâche" dont elle était responsable. Il existe plusieurs raisons de stopper l'irrigation d'une zone cérébrale, dont les principales sont l'Artériosclérose et la formation de caillots de sang (qui vont boucher l'artère) ou une hémorragie par déchirement de l'artère.

L'Artériosclérose représente la formation chronique de plaques lipidiques (de graisse) qui se créent sur la paroi interne des vaisseaux artériels en raison d'une tension artérielle trop élevée, le diabète ou encore un régime riche en graisses et le tabagisme (d'où l'importance de la prévention de ces risques "cardio-vasculaires"). Si la plaque d'artériosclérose devient suffisamment grande, elle peut obstruer partiellement ou complètement un vaisseau, ce qui provoquera l'arrêt transitoire ou complet de la vascularisation des parties d'organes au-delà de l'obstruction.

La Thrombose se définit par la formation de caillots de sang dans la circulation veineuse. Ces caillots se forment lorsque le sang se déplace peu et stagne à un certain niveau (stase), ce qui fait qu'il va coaguler et devenir "solide". S'il se déplace, il va créer ce qu'on appelle une Embolie. L'Embolie pulmonaire est l'un de ces exemples, mais ces caillots qui migrent peuvent aussi atteindre d'autres organes comme le cerveau justement.




Symptômes cliniques : Lors d'une "attaque" cérébrale, les symptômes seront très différents selon l'artère obstruée et donc le territoire cérébral touché. Pour rester simple, disons que si la zone du mouvement de la moitié droite du corps est touché, le patient sera hémiplégique ("paralysé") au niveau de la jambe, le bras et la moitié du visage droits. Notons cependant que selon l'emplacement particulier, il peut n'y avoir une atteinte que du bras et du visage par exemple. Si la zone de l'expression du langage est touchée, le malade comprendra ce qu'on dit mais aura de la peine à s'exprimer... Les exemples sont multiples et souvent plusieurs "tâches" sont altérées en même temps puisqu'elles dépendent de la même artère qui s'est obstruée.


Traitement, prise en charge et évolution : Lorsqu'une personne perd subitement l'usage d'une ou plusieurs de ses capacités (vision, motricité, équilibre...), il est important de l'emmener rapidement dans un centre médical en appelant une ambulance. En effet, le déficit peut être bref (quelques minutes à quelques heures : c'est un accident ischémique transitoire) ou plus long (AVC), selon si l'artère est partiellement ou totalement obstruée, mais cela ne peut se savoir sans la réalisation d'un Scanner ou mieux, une IRM, en urgence. L'administration rapide de médicaments contre l'aggrégation des plaquettes sanguines (Aspirine, Clopidogrel) et des substances (en intra-veineux ou intra-artériel) qui vont détruire le caillot (thrombolytiques) permettront éventuellement sa dissolution et une récupération à long terme du déficit du patient.

Une fois le patient stabilisé et hors de danger vital, une autre phase débutera : éviter les complications hospitalières (embolie, infection, hémorragie) et entreprendre une rééducation progressive pour pouvoir récupérer les facultés qui ont été altérées. Il est important de noter que les progrès majeurs seront entrepris dans les 3-6 premiers mois qui suivront l'AVC et qu'il sera difficile ensuite de faire beaucoup de progrès.

Afin d'éviter d'ultérieures "attaques" cérébrales ou infarctus, il sera essentiel également de contrôler les facteurs de risque cardio-vasculaires : l'hypertension artérielle, le diabète, le cholestérol trop élevé, le tabagisme...

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SysTole 04/08/2011 13:11


Bonjour,

Il n'y a pas d'examens qui puissent confirmer une corrélation entre un AVC et des troubles de la sexualité de façon formelle. Cela se base davantage sur une présomption : le fait que les troubles
sexuels surviennent dans les suites de l'attaque cérébrale. Quant au traitement, il existe des molécules qui permettent d'améliorer notamment les troubles érectiles, comme les fameux Viagra ou
Cialis. Cela nécessite néanmoins une consultation chez un spécialiste afin qu'il évalue l'indication formelle.


frédéric 04/08/2011 10:41


y'a til des examens ou des médicaments qui peuvent arenger ma sexualité merci de bien vouloir me répondre cela seré simpa de votre part merci


frédéric 04/08/2011 10:38


je vous remercie de votre réponce qui me raproche de mes doutes


SysToLe 23/07/2011 11:44


Un AVC pouvant toucher n'importe quelle zone du système nerveux central, il est clair que le désir sexuel peut également être perturbé, sans que des aires cérébrales précises soient mises en
évidence concernant cette fonction.


tailland 20/07/2011 13:23


une attaque cérébrale peu elle faire perdre toute sexualité merci de votre réponce ce me touche profondément