Le Syndrome des Antiphospholipides

Publié le par Systole

Maladie aussi fréquente que méconnue, le syndrome antiphospholipides prédispose à la formation de caillots sanguins qui vont conduire à des thromboses et des avortements spontanés. Une fois décelé, on peut introduire un traitement pour éviter la survenue de tels événements


Epidémiologie et mécanismes de la maladie : c'est en pratiquant des tests sanguins chez des patients atteints de syphilis, une maladie sexuellement transmissible pouvant léser de nombreux organes, que l'on a découvert au début du XXème siècle des anticorps nommés anticardiolipines. Plus tard, on a réalisé que ces anticorps étaient également présents chez des patients atteints de Lupus Erythémateux Disséminé (maladie complexe du système immunitaire touchant la peau et parfois d'autres organes tels que le rein). Aujourd'hui, on sait que 2-5% de la population possède des anticorps contre les antiphospholipides, une famille de molécules impliquées dans la coagulation du sang. En présence de ces anticorps dirigés contre les antiphospholipides, le patient présentera un sang qui « coagule plus facilement », ceci conduisant dans un tiers des cas à des thromboses vasculaires, soit la formation de caillots de sang, que ce soit dans les artères ou les veines. De plus, les patientes de sexe féminin, pour lesquelles la prévalence de la maladie est 2 fois plus grande que chez l'homme, peuvent remarquer des fausses couches à répétition. Enfin, ces fameux anticorps vont interagir avec les plaquettes (thrombocytes), dont le nombre chutera dans la circulation sanguine.

Il existe deux formes du syndrome des anticorps antiphospholipides : une forme primaire, c'est-à-dire sans autre maladie sous-jacente, et une forme secondaire à une autre pathologie (SIDA, cancer, maladies auto-immunitaires).


Diagnostic : celui-ci se base sur la présence d'événements tels que des thromboses vasculaires, volontiers à répétition, des avortements spontanés ou un manque de plaquettes, associée à des anomalies lors de prises de sang (recherche d'anticorps divers : anticoagulant lupique, anti-beta 2 glycoprotéine 1...).


Symptômes : il est essentiel d'évoquer un syndrome des antiphospholipides dans le cas où l'on retrouve les symptômes cités plus haut. De plus, une part non-négligeable des infarctus du myocarde et des attaques cérébrales chez des patients de moins de 50 ans est expliquée par la présence de ce syndrome.


Traitement : Face à cet état de coagulation extrême, la prise en charge consiste à prendre des comprimés qui vont rendre le sang plus fluide : les anticoagulants oraux sont indiqués pour éviter la récidive de thromboses, l'acide acétylsalicylique pour traiter une attaque cérébrale et divers médicaments immunosuppresseurs (stéroïdes, immunoglobulines) lorsque les plaquettes sanguines sont trop basses.

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plomberie paris 17/02/2015 11:53

J'apprécie votre blog , je me permet donc de poser un lien vers le mien .. n'hésitez pas à le visiter.
Cordialement

electricite paris 20 01/02/2015 01:46

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Cordialement

mutuelle 06/09/2012 10:13

Bonjour,
Je risque de me perdre avec tous ces mots scientifiques. Toutefois je peux savoir, est ce que cette maladie survient alors au plus agé?

Mutuelle santé 04/09/2012 08:18

J'ai jamais entendu parler de cette maladie. Je n'hésiterai pas à partager ces informations à mes proches pour mieux la faire connaitre

Systole 16/06/2012 21:05

Centre d'appel :
comme noté dans diagnostic
celui-ci se base sur la présence d'événements tels que des thromboses vasculaires, volontiers à répétition, des avortements spontanés ou un manque de plaquettes, associée à des anomalies lors de
prises de sang (recherche d'anticorps divers : anticoagulant lupique, anti-beta 2 glycoprotéine 1...).