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Lundi 8 mai 2006 1 08 /05 /2006 00:00
Le Trouble panique et l'Agoraphobie font partie des troubles anxieux qui se définissent par une appréhension face à une menace inconnue ou floue et des réactions disproportionnées qui vont provoquer une souffrance marquée au niveau émotionnel et social.


Epidémiologie : environ 2 à 4% de la population va souffrir de troubles paniques durant sa vie et ce souvent vers l'âge de 20-30 ans. La prévalence est globalement tout aussi importante chez les individus de sexe masculin et féminin.


Mécanismes physiopathologiques : on retrouve chez les patients avec un trouble panique une réactivité excessive du système nerveux autonome, c'est-à-dire celui qui contrôle les activités comme la tension artérielle, la digestion, la sudation et d'autres fonctions vitales sur lesquelles on ne peut influer par la pensée. Au niveau analytique, Freud a pensé que l'anxiété était provoquée par la peur archaïque de la "désintégration", qui amène à la peur de perdre un être aimé ou la peur de la castration.


Symptômes : un trouble panique se caractérise par l'apparition soudaine d'attaques de panique, c'est-à-dire une période limitée de crainte ou de malaise intense, lors de laquelle le patient a ressenti des palpitations, une transpiration, des tremblements, une impression d'étouffement, des nausées, la peur de perdre le contrôle ou de mourir. En dehors de ces attaques de panique, le patient qui présente un trouble panique va ressentir une crainte persistante d'avoir d'autres attaques de panique et va changer son comportement en fonction de cela. De plus, il va craindre les implications de ces crises répétées en pensant qu'à terme, il va devenir "fou" ou avoir une crise cardiaque.

Le trouble panique peut être associé à une agoraphobie, soit la peur des grands espaces (places, foule, magasins...) dont le patient craindra de ne pas pouvoir s'echapper rapidement. Notons que le patient admet le plus souvent que ses réactions sont disproportionnées par rapport à la situation.


Evolution et traitement : les attaques de panique peuvent survenir plusieurs fois par semaine et sans traitement, le trouble va évoluer durant des années, ponctué par des périodes plus calmes et d'autres plus éprouvantes. Une prise en charge par un médecin spécialisé (psychiatre) sera fortement recommandée et bénéficie d'excellents résultats. Elle repose comme souvent sur deux piliers : des médicaments et une psychothérapie.

Certains médicaments comme les Benzodiazépines ont fait leurs preuves depuis de nombreuses années, mais leurs effets secondaires (somnolence, fatigue) peuvent d'avérer désagréables. Depuis quelques années, les nouveaux antidépresseurs comme le Citalopram ou la Paroxétine ont montré une très bonne efficacité tout en ayant des effets indésirables limités. L'approche psychothérapeutique est très variable : elle peut s'orienter vers la recherche des causes sous-jacentes du trouble panique (analytique) ou aider le patient à "gérer" les situations de stress (thérapie comportementale) en insistant sur le caractère anodin de ces craintes, une exposition progressive dans le milieu qui provoque ces attaques de panique (flooding) ou des techniques de relaxation.

Par Systole - Publié dans : Troubles psychiatriques
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