Le Diabète se définit comme une maladie chronique du métabolisme due à un
manque partiel ou total en Insuline, une hormone responsable de la régulation du glucose dans notre corps. Ceci va causer, après une certaine durée de la maladie, des complications au niveau des
vaisseaux sanguins et du système nerveux.
Epidémiologie : le diabète est une maladie très fréquente. 1-2% de la population de moins de 50 ans en est affecté, mais ce chiffre se monte à plus de 10% chez les personnes de >65 ans.
Classification : on définit différents types de diabète qu'il est essentiel de distinguer.
- Le diabète de "type I" : les cellules beta du pancréas ont totalement perdu la capacité de fabriquer l'Insuline, une hormone qui sert à réabsorber le glucose (sucre) dans les cellules et donc de diminuer la quantité de sucre dans le sang (glycémie). Ce diabète est causé par des phénomènes le plus souvent auto-immunitaires, c'est-à-dire que des anticorps vont réagir contre notre propre corps. La période de survenue d'un diabète de "type I" est souvent l'enfance ou l'adolescence et ces patients auront besoin de prendre de l'insuline pour survivre.
- Le diabète de "type II" : il se caractérise par un déficit partiel d'Insuline et/ou une "résistance" des cellules beta-pancréatiques à l'action de l'Insuline (elles y sont moins sensibles). Ainsi, le contrôle de la glycémie ne pourra pas s'effectuer de manière efficace. Le diabète de type II concerne la plupart des diabétiques, typiquement les personnes âgées qui auront besoin d'un régime et de médicaments pour contrôler leur glycémie et dans les cas avancés, il faudra éventuellement aussi de l'insuline "de l'extérieur" pour régulariser le métabolisme des sucres. Les facteurs déclanchants principaux du diabète sont l'obésité, les troubles du métabolisme des lipides (graisses), c'est-à-dire une augmentation des Triglycérides et une baisse du HDL-cholestérol (le "bon" cholestérol) ou encore une hypertension.
- Le diabète gestationnel : diabète qui survient durant une grossesse et qui disparaît ensuite. Il concerne 3% des femmes enceintes et les prédispose davantage à développer un diabète de type II par la suite. Il est responsable de complications chez la mère (infections urinaires, oedèmes, césarienne...) et chez le nouveau-né (malformations, "gros" bébés, hypoglycémie du post-partum...)
Mise en évidence d'un diabète et diagnostic : les symptômes qui vont annoncer la présence d'un diabète chez un patient sont assez tapageurs dans le cadre d'un type I mais beaucoup plus insidieux pour un type II : fatigue, perte d'énergie, transpiration, maux de tête, augmentation du volume des urines et soif, perte de poids, crampes, troubles visuels...
Dans le cas d'un diabète de type II, on découvrira le plus souvent la maladie lors d'un contrôle inopiné chez son médecin : la valeur du sucre dans le sang à jeun, du fait du déficit en insuline, sera anormalement élevée. On propose un dépistage du diabète tous les trois ans pour toute personne de plus de 40 ans. Si des facteurs de risque sont déjà présents (obésité, diabète dans la famille, hypertension...), on effectuera des contrôles plus tôt.
Complications du diabète : le diabète est une maladie insidieuse dans le sens où une personne ne se sent pas malade du moment qu'elle arrive à conserver son taux de glucose dans des zones stables. Cependant, avec les années, des complications majeures vont survenir et cela d'autant plus que la glycémie est mal contrôlée. Les vaisseaux sanguins et les nerfs vont particulièrement en souffrir, ce qui va prédisposer le patient à de nombreuses complications :
- augmentation des dépôts de lipides dans les vaisseaux (athérosclérose), avec risque d'infarctus du myocarde, d'attaque cérébrale et d'insuffisance artérielle des jambes. La moitié des patients diabétiques vont mourir d'un infarctus!
- la néphropathie diabétique : le rein va moins bien fonctionner et perdre progressivement sa capacité à filtrer les protéines, notamment.
- la rétinopathie diabétique : des hémorragies et des anévrismes vont se former dans les vaisseaux de la rétine, ce qui va provoquer des troubles de la vision chez le patient et à long terme un possible décollement de la rétine, un glaucome ou même la cécité.
- la neuropathie diabétique : les nerfs du patient vont également souffrir de cette mauvaise régulation du métabolisme des sucres et avec l'évolution de la maladie, les patients présenteront une diminution de la sensibilité tactile, à la douleur et aux variations de température. Le système nerveux autonome (contrôle involontaire des fonctions dites "végétatives" : rythme cardiaque, tension artérielle, transpiration, digestion...) pâtira également de cette situation, de même que le système digestif (sensation d'être plein trop tôt, d'avoir un "poids sur l'estomac"). Enfin, on notera de manière fréquente des troubles de la vidange de la vessie et des troubles érectiles.
- le pied diabétique : jusqu'à 15% des patients âgés avec un diabète vont ressentir des troubles de la "trophicité" des pieds (perturbation de la sensibilité, peau sèche), ce qui pourra conduire à la formation d'ulcère au niveau des points de pression du pied (mal perforant plantaire). Le patient diabétique a en effet une sensibilité qui est diminuée et les traumatismes ne seront éventuellement pas perçus, ce qui pourra causer chez lui l'apparition de ces ulcères.

Traitement : dans le cas du diabète de type I, on donnera de l'Insuline au patient, puisqu'il a totalement perdu la capacité d'en produire lui-même. De plus, on veillera à ce qu'il adopte un régime alimentaire équilibré, une activité physique modérée et une éducation au sujet de sa maladie, afin qu'il détecte lui-même la meilleure manière de contrôler sa glycémie et d'éviter les complications du diabète.
Pour les patients atteints d'un diabète de type II, la première mesure consiste à normaliser son poids : un régime adapté et une activité physique sont requises. Ceci permet de resensibiliser le corps à l'action de l'Insuline qui est diminuée lorsque les graisses sont en quantité trop importante (obésité, taux de cholestérol anormal). Si cela n'est pas fait ou pas suffisant, on ajoutera des médicaments (antidiabétiques oraux) qui permettront de régulariser les valeurs du glucose et la sécrétion de l'insuline (Metformine, Glitazone, Sulfonylurées...). Il s'agit de comprimés qui sont pris généralement au moment du repas, certains avant et certains juste après. Si ces mesures ne sont pas suffisantes pour contrôler la glycémie ou que des complications sérieuses surviennent, on administrera de l'insuline comme dans le cas du diabète de type I. Ceci consiste en 1-3 injections d'Insuline par jour.
Epidémiologie : le diabète est une maladie très fréquente. 1-2% de la population de moins de 50 ans en est affecté, mais ce chiffre se monte à plus de 10% chez les personnes de >65 ans.
Classification : on définit différents types de diabète qu'il est essentiel de distinguer.
- Le diabète de "type I" : les cellules beta du pancréas ont totalement perdu la capacité de fabriquer l'Insuline, une hormone qui sert à réabsorber le glucose (sucre) dans les cellules et donc de diminuer la quantité de sucre dans le sang (glycémie). Ce diabète est causé par des phénomènes le plus souvent auto-immunitaires, c'est-à-dire que des anticorps vont réagir contre notre propre corps. La période de survenue d'un diabète de "type I" est souvent l'enfance ou l'adolescence et ces patients auront besoin de prendre de l'insuline pour survivre.
- Le diabète de "type II" : il se caractérise par un déficit partiel d'Insuline et/ou une "résistance" des cellules beta-pancréatiques à l'action de l'Insuline (elles y sont moins sensibles). Ainsi, le contrôle de la glycémie ne pourra pas s'effectuer de manière efficace. Le diabète de type II concerne la plupart des diabétiques, typiquement les personnes âgées qui auront besoin d'un régime et de médicaments pour contrôler leur glycémie et dans les cas avancés, il faudra éventuellement aussi de l'insuline "de l'extérieur" pour régulariser le métabolisme des sucres. Les facteurs déclanchants principaux du diabète sont l'obésité, les troubles du métabolisme des lipides (graisses), c'est-à-dire une augmentation des Triglycérides et une baisse du HDL-cholestérol (le "bon" cholestérol) ou encore une hypertension.
- Le diabète gestationnel : diabète qui survient durant une grossesse et qui disparaît ensuite. Il concerne 3% des femmes enceintes et les prédispose davantage à développer un diabète de type II par la suite. Il est responsable de complications chez la mère (infections urinaires, oedèmes, césarienne...) et chez le nouveau-né (malformations, "gros" bébés, hypoglycémie du post-partum...)
Mise en évidence d'un diabète et diagnostic : les symptômes qui vont annoncer la présence d'un diabète chez un patient sont assez tapageurs dans le cadre d'un type I mais beaucoup plus insidieux pour un type II : fatigue, perte d'énergie, transpiration, maux de tête, augmentation du volume des urines et soif, perte de poids, crampes, troubles visuels...
Dans le cas d'un diabète de type II, on découvrira le plus souvent la maladie lors d'un contrôle inopiné chez son médecin : la valeur du sucre dans le sang à jeun, du fait du déficit en insuline, sera anormalement élevée. On propose un dépistage du diabète tous les trois ans pour toute personne de plus de 40 ans. Si des facteurs de risque sont déjà présents (obésité, diabète dans la famille, hypertension...), on effectuera des contrôles plus tôt.
Complications du diabète : le diabète est une maladie insidieuse dans le sens où une personne ne se sent pas malade du moment qu'elle arrive à conserver son taux de glucose dans des zones stables. Cependant, avec les années, des complications majeures vont survenir et cela d'autant plus que la glycémie est mal contrôlée. Les vaisseaux sanguins et les nerfs vont particulièrement en souffrir, ce qui va prédisposer le patient à de nombreuses complications :
- augmentation des dépôts de lipides dans les vaisseaux (athérosclérose), avec risque d'infarctus du myocarde, d'attaque cérébrale et d'insuffisance artérielle des jambes. La moitié des patients diabétiques vont mourir d'un infarctus!
- la néphropathie diabétique : le rein va moins bien fonctionner et perdre progressivement sa capacité à filtrer les protéines, notamment.
- la rétinopathie diabétique : des hémorragies et des anévrismes vont se former dans les vaisseaux de la rétine, ce qui va provoquer des troubles de la vision chez le patient et à long terme un possible décollement de la rétine, un glaucome ou même la cécité.
- la neuropathie diabétique : les nerfs du patient vont également souffrir de cette mauvaise régulation du métabolisme des sucres et avec l'évolution de la maladie, les patients présenteront une diminution de la sensibilité tactile, à la douleur et aux variations de température. Le système nerveux autonome (contrôle involontaire des fonctions dites "végétatives" : rythme cardiaque, tension artérielle, transpiration, digestion...) pâtira également de cette situation, de même que le système digestif (sensation d'être plein trop tôt, d'avoir un "poids sur l'estomac"). Enfin, on notera de manière fréquente des troubles de la vidange de la vessie et des troubles érectiles.
- le pied diabétique : jusqu'à 15% des patients âgés avec un diabète vont ressentir des troubles de la "trophicité" des pieds (perturbation de la sensibilité, peau sèche), ce qui pourra conduire à la formation d'ulcère au niveau des points de pression du pied (mal perforant plantaire). Le patient diabétique a en effet une sensibilité qui est diminuée et les traumatismes ne seront éventuellement pas perçus, ce qui pourra causer chez lui l'apparition de ces ulcères.

Traitement : dans le cas du diabète de type I, on donnera de l'Insuline au patient, puisqu'il a totalement perdu la capacité d'en produire lui-même. De plus, on veillera à ce qu'il adopte un régime alimentaire équilibré, une activité physique modérée et une éducation au sujet de sa maladie, afin qu'il détecte lui-même la meilleure manière de contrôler sa glycémie et d'éviter les complications du diabète.
Régime alimentaire équilibré :
les protéines doivent représenter environ 15% de l'apport calorique
les graisses environ 30%
les sucres l'apport calorique restant (environ 55%)
il est important de noter que le sucre ne doit pas être proscrit de l'alimentation d'un patient diabétique, bien au contraire!!!
Les collations (10h, 16h par exemple) sont souvent recommandées pour éviter une chute de la glycémie entre deux repas
les protéines doivent représenter environ 15% de l'apport calorique
les graisses environ 30%
les sucres l'apport calorique restant (environ 55%)
il est important de noter que le sucre ne doit pas être proscrit de l'alimentation d'un patient diabétique, bien au contraire!!!
Les collations (10h, 16h par exemple) sont souvent recommandées pour éviter une chute de la glycémie entre deux repas
Pour les patients atteints d'un diabète de type II, la première mesure consiste à normaliser son poids : un régime adapté et une activité physique sont requises. Ceci permet de resensibiliser le corps à l'action de l'Insuline qui est diminuée lorsque les graisses sont en quantité trop importante (obésité, taux de cholestérol anormal). Si cela n'est pas fait ou pas suffisant, on ajoutera des médicaments (antidiabétiques oraux) qui permettront de régulariser les valeurs du glucose et la sécrétion de l'insuline (Metformine, Glitazone, Sulfonylurées...). Il s'agit de comprimés qui sont pris généralement au moment du repas, certains avant et certains juste après. Si ces mesures ne sont pas suffisantes pour contrôler la glycémie ou que des complications sérieuses surviennent, on administrera de l'insuline comme dans le cas du diabète de type I. Ceci consiste en 1-3 injections d'Insuline par jour.
par Systole
publié dans :
Maladies endocriniennes

