Lundi 22 mai 2006
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Le cancer du sein représente une cause de mortalité majeure chez la femme occidentale. Son
incidence n'a cessé de croître ces 30 dernières années, mais grâce au dépistage et à l'information aux patientes, la mortalité est en nette diminution.
Epidémiologie : on sait qu'en France ou en Suisse, environ une femme sur quinze va avoir un cancer du
sein dans sa vie. Cette incidence frappante doit cependant être corrélée au fait que le carcinome bronchique (cancer du poumon) est en train de le supplanter au triste palmarès du cancer le plus
répandu chez le sexe féminin.
Les facteurs de risque pour le cancer du sein ont été démontrés avec une certaine assurance : une exposition accrue aux hormones de type
"oestrogènes" (premières règles précoces, ménopause tardive, obésité, substitution hormonale aux oestrogènes), mais aussi une classe socio-économique élevée. En effet, le cancer du sein est
beaucoup plus fréquent dans les pays du nord de l'Europe que ceux du Sud et touche le plus souvent les femmes de plus de 50 ans.
Le facteur génétique a été clairement mis en évidence, notamment par les gènes BRCA1 et BRCA2, mais ils entrent en compte dans moins de 10% des
cas.
Mécanisme physiopathologique : un cancer est une croissance incontrôlée de cellules. Dans le cadre du
cancer du sein, on pense qu'il faut environ dix ans entre la première anomalie cellulaire et une masse décelable (1 cm3), mais on trouve des extrêmes entre 1 et 20 ans.
La tumeur pourra ensuite continuer à croître, mais aussi se propager via des ganglions lymphatiques de la région (aisselle, thorax) et dans les
cas avancés, donner des métastases à distance, c'est-à-dire des tumeurs secondaires qui se sont "échappé" par la circulation sanguine et implanté dans d'autres organes (foie et poumon surtout,
dans le cas du cancer du sein).
Symptômes et diagnostic : les gynécologues et plus particulièrement les spécialistes du sein (sénologues)
se sont particulièrement attachés à l'importance d'un auto-contrôle des patientes (auto-palpation) afin de déceler une masse éventuelle au niveau du sein ou tout autre changement anormal :
douleur, retraction de la peau, écoulement au niveau du mamelon...
Cependant, plus de la moitié des cancers du sein sont découverts grâce au programme efficace de dépistage : proposé tous les deux ans aux femmes
de plus de 50 ans, il permet au moyen d'une mammographie (radiographie du sein) et d'un examen par un spécialiste de mettre en évidence à un stade précoce la présence d'une
tumeur.
Face à une trouvaille suspecte, le médecin décidera de faire une ponction de la masse pour déterminer sa nature si son examen n'a pas suffi, ceci
afin de distinguer une tumeur d'une maladie bénigne (adénofibrome, kyste...).
Traitement : s'il s'agit d'une tumeur, il faudra mettre en place une stratégie pour l'enlever et éviter
les récidives. Pour cela, une intervention chirurgicale sera nécessaire pour ôter la tumeur (tumorectomie) ou, si sa taille est trop grande, enlever le sein entier (mastectomie) qui pourra être
remplacé par un implant dans un deuxième temps.
La détermination d'une invasion au niveau des ganglions sera également effectuée durant l'intervention et ceux-ci, s'ils sont atteints, seront
également enlevés. Enfin, une chimiothérapie et une hormonothérapie seront souvent associées pour diminuer les risques de rechute.
Les avancées dans le domaine du diagnostic et du traitement ont permis de réduire de manière drastique la mortalité due au cancer du sein, mais
celle-ci est encore passablement élevée. Pour ce qui est de la prise en charge autant psychologique qu'esthétique, elle s'avère essentielle pour ces patientes qui bénéficieront en outre d'un
suivi rapproché les premières années après l'opération, afin de déceler les éventuelles récidives.
LIEN : Site du Cancer du Sein (France)
La grand mère de mon compagnon a eu un cancer du sein très tard (90 ans) : ils ont ont dû lui enlever un sein (mais à son âge, ça n'a pas eu autant d'impact que si elle était plus jeune) et depuis elle va très bien.
Bises, Bool
Ciao et merci pour ton commentaire!
Bises
A+ et merci, Salwa
Merci docteur Systole !
La discussion des facteurs de risque est toujours un problème... il faudrait prendre deux groupes de patientes, identiques en tout point si ce n'est qu'un groupe a un piercing au sein et l'autre groupe, pas. Comparer ensuite la différence d'incidence du cancer du sein...
A l'heure actuelle, un piercing ou tout autre traumatisme au niveau du mamelon ne semble pas avoir une influence marquée sur le développement du cancer du sein.
A+ Milena, très bonne question.
C'est un blog trés interresant, différent des autres...tomber par hasard grace au forum...j'y reviendra surement.Passe sur le mien, sa me fera plaisir...
Guette ton autre blog si je mets pas la même chose ;)
C'est vrai qu'il vaut mieux prévenir que guérir , pour celà que beaucoup de campagnes on été lancées pour informer les femmes des risques du cancer du sein, pour qu'elle osent aussi faire une mamographie.
Il y a 5 ans elle avait senti une grosseur o sein gauche et avait été voir son docteur pour faire une mamographie. Trés vite le resulta est tombé : un cancer du sein !
on lui a retiré le sein gauche ou été situé l cancer , elle a fait les seances de rayons et de chimio thérapie mais voila 5 ans aprés lors d'un examin les docteurs on constater que le cancer été revenu et c'été généralisé!
elle a même pas tenu une année c'est une sale maladie , elle avait juste 67 ans !
elle a horriblement souffert , mais a garder le sourir jusqu'au derniè soufle !
c'est injuste je n'est même pas pu lui dire combien je l'aimer , mais g été la jusqu'au dernié moment.
A présent je fais que me palpé les seins avec la peur d'avoir moi aussi un cancer , je sais je n'est que 20 ans mais j'ai trés peur de sa depui que j'ai vu ma grand mère souffrir comme sa!
voila
On sait que dans nos contrées, une femme sur 10 aura un cancer du sein dans sa vie, ce qui est très fréquent. Par contre, en effet, vous êtes très jeune et ne devriez pas vous faire de soucis pour les prochaines années. Mais compte tenu de la situation familiale, vous avez une réaction tout à fait normale! Et d'ailleurs, l'autopalpation, la palpation par le conjoint ou un contrôle régulier chez son gynécologue demeurent le meilleur moyen de dépister précocément une masse suspecte...