Les céphalées constituent un motif de consultation fréquent, la difficulté pour le praticien étant de distinguer si elles surviennent de façon « primaire » ou si elles représentent un symptôme d'une maladie sous-jacente (=céphalées secondaires)
Nous allons brièvement répertorier les céphalées primaires principales (migraine, céphalées de tension, céphalées en grappe) et citer quelques pathologies pouvant provoquer des maux de tête.
CEPHALEES PRIMAIRES
La Migraine
Plus de 10% de la population générale souffre de migraine, une affection qui débute le plus souvent avant 45 ans et même dans l'enfance chez près de la moitié des patients. L'explication physiopathologique est complexe, mais on pense qu'il s'agit d'une dysfonction au niveau de canaux ioniques se trouvant à la surface des cellules, ce qui va provoquer une dilatation des vaisseaux cérébraux.
Ceci va entraîner des maux de tête durant généralement 4-72 heures, touchant typiquement une moitié du crâne (hémicrânie). Ces douleurs sont pulsatiles, c'est-à-dire qu'elles « tapent » à intervalle régulier comme le battement du coeur, et empêchent une activité quotidienne normale. Le patient présente souvent des nausées ou des vomissements durant la crise de migraine et se considère particulièrement gêné par la lumière (photophobie) ou le bruit (phonophobie). Chez un quart des migraineux, on notera des symptômes précédant les maux de tête : l'aura. Ils se manifestent par des troubles visuels (perte d'une partie du champ visuel, scintillement lumineux prenant le plus souvent une forme de zig-zag ou de créneau), mais parfois également par une perte de sensibilité d'un membre, un trouble du langage, voire un déficit de la motricité, témoins de l'origine cérébrale de la migraine.
On utilise essentiellement, pour traiter une crise de migraine, des anti-inflammatoires (aspirine, ibuprofène...) ou du paracétamol, associés éventuellement à un médicament pour « relacher » l'estomac et prévenir les vomissements. Depuis quelques années, il existe une nouvelle classe de médicaments (les triptans) ayant montré une efficacité supérieure aux anti-inflammatoires classiques et agissant au niveau de récepteurs à la sérotonine, un messager chimique (neurotransmetteur).
Pour ce qui est du traitement prophylactique (pour éviter de nouvelles crises), on utilise divers agents pendant plusieurs mois comme des beta-bloquants ou des anti-calciques – connus pour traiter l'hypertension artérielle – mais aussi des anti-dépresseurs ou des anti-épileptiques, bien entendu parce qu'ils ont une action sur les neurotransmetteurs ou des canaux ioniques, et non pas parce que le patient migraineux souffre de dépression ou d'épilepsie!
Les Céphalées de tension
Il s'agit du terme médical pour désigner les maux de tête dont nous souffrons tous de temps en temps. L'origine est peu claire, mais l'on sait que ces maux de tête sont souvent déclanchés par le surmenage ou le manque de sommeil. Ces douleurs se situent en principe dans tout le crâne, donnent une impression de pression ou de poids dans la tête et ne sont généralement pas associées aux autres symptômes qu'on retrouve dans une migraine (vomissements, gêne à la lumière et au bruit). Le traitement repose aussi sur des anti-inflammatoires et dans les cas où ces épisodes sont fréquents, des médicaments sont requis à long terme (anti-dépresseurs). Des séances d'acupuncture ou de relaxation ont montré un bon effet.
Céphalées en grappe
Ce terme regroupe les maux de tête ayant pour origine une irritation du nerf trigéminal (qui assure la sensibilité du visage) et les fibres nerveuses du système parasympathique (sudation, tension artérielle, rythme respiratoire...). Ces maux de tête sont plus brefs que dans une crise de migraine, durant le plus souvent quelques minutes. Le patient est agité et impatient et on peut noter une rougeur de l'oeil, un nez qui coule ou une transpiration abondante. On les nomme « en grappe » car les crises surviennent souvent à la suite durant une période de quelques jours et peuvent laisser le patient tranquille pendant plusieurs semaines, par la suite. On préconisera, lors d'une crise, un traitement à base d'oxygène ou encore des triptans. Un traitement de fond peut être instauré pour prévenir de nouvelles crises et se base sur des anti-calciques ou parfois des corticoïdes.
CEPHALEES SECONDAIRES
Il s'agit de maux de tête qui surviennent dans le contexte d'une autre maladie, telle qu'une infection, une tumeur, une crise d'épilepsie ou encore un traumatisme crânien ou la prise abusive de substances. Le traitement visera en premier lieu le problème à l'origine des maux de tête.
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Intéressant, ton doc :-D
merci aussi pour ces renseignements sur les migraines
je retrouve tous mes symptomes dans ton article tu expliques vraiment bien ça!!!!
bonne continuation
bizzz amitié ame0en0peine
A+
Quel traitement préconises-tu pour les migraines?
Pour mon doc, je lui fais confiance (heureusement), car en plus d'être un doc généraliste, il est acupunteur, mésothérapeute, zen et cambodgien lol
Il n'y a pas que pour le cinéma que j'ai des penchants asiatiques...lol
Je souffre pour ma part de céphalées de tension, qui sont dues à mes problèmes de sommeil. Ce qui fait que j'ai mal au crâne tous le matins... pas marrant....
Vais d'ailleurs refaire un enregistrement de mon sommeil bientôt, pour voir où j'en suis.
Tiens, c'est une idée d'article ça, les troubles du sommeil :-)
Bisous,
Bool
Coucou Bool! Oui, en effet, ce n'est pas très marrant de débuter ainsi la journée... étant donné que tu parles d'enregistrement du sommeil et de maux de tête, j'imagine que tu parles du SAS (syndrome d'apnée du sommeil)?
Les troubles du sommeil? Oui, excellente idée, je vais y penser ;-)
A+ et merci
Hello Delphine! Merci pour ton commentaire... oui, "débutant", enfin... je termine mes études, tout de même donc les guillemets sont de rigueur, en effet... :-)
Les méthodes d'études sont très variables d'une faculté à l'autre, donc ce serait difficile de te dire combien de temps j'ai passé en cours sur la migraine. Disons que comme pour la plupart des cas, l'expérience s'acquiert de manière pratique, lorsque l'on est confronté à des patients avec une maladie donnée. Et ça, ça s'effectue durant les dernières années d'études, du moins en Suisse où l'on ne fait pratiquement plus que des stages les trois dernières années d'études (sur 6 ans d'études)
Le fait d'avoir choisi deux mois en neurologie cette année m'a également permis de voir davantage de patients migraineux qu'un autre. Mais il est clair que comme pour de nomnbreuses autres pathologies, le médecin est censé avoir conscience du retentissement sur la vie quotidienne et sans avoir trop insisté dessus, j'espère avoir fait passer le message. Enfin, les maux de tête en général représentent, je crois, quelque chose comme 5% des consultations chez un médecin de famille. Autant dire que tout médecin se doit d'avoir des notions claires sur le sujet!
Merci encore pour ton passage, Delphine. Et je vais passer sur ton blog qui semble être spécialisé là-dessus ;-)
A+
Je serai la première à lire ton article sur les problèmes de sommeil, même si je crois que je dois tout connaitre à présent : ça fait 3 ans que je suis dans ce cas.
Gros bisous !
Bool
Bah j'espère t'apprendre quelque chose quand même, d'autant que je pourrais aussi traiter des parasomnies ou la narcolepsie ;-)
A+ et encore merci
Quelle spécialité je conseillerais? Euh j'étudie en Suisse alors les choses sont différentes... il est clair qu'une orientation plus "scientifique" est sans doute plus utile pour réussir la première année d'études de médecine en Suisse, vu que les cours sont axés chimie-physique...
http://desencyclopedie.wikia.com/wiki/C%C3%A9phal%C3%A9e
Voila j'ai un probleme de trouble de l'equilibre depuis quatres ans et je ne trouve aucune reponse a mon probleme, j'ai bien quelques diagnostics mais quoi que je fasse comme examen rien ne marche, tu tu pouvais me contacter sur mon adresse mail si tu as deux min je te ferais un detail de mon histoire. (montpellierrain.34@laposte.net)
Bonne année à toi aussi
Je vous content d'apprendre que cet blog vous est utile!