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Maladies infectieuses

Lundi 20 février 2006
Les infections par le virus de l'Herpès (Herpès simplex virus), de la grande famille des virus herpétiques, se manifestent principalement par des lésions au niveau de la peau, et surtout sur la lèvre - ce que l'on appelle communément le "bouton de fièvre" - et sur les parties génitales.


Organisme impliqué : l'infection est due au virus Herpes Simplex (HSV), dont il existe deux formes : le Herpes simplex virus 1 (HSV-1) et le Herpes simplex Virus 2 (HSV-2). Le premier se trouve plutôt au niveau du visage tandis que le second sur les parties génitales (vulve et gland).

Epidémiologie : Bien que toute la population soit infectée par l'herpès, seulement 1% développeront des symptômes de cette infection, cela sous l'influence de plusieurs facteurs (stress, baisse de l'immunité, froid...)

Mécanisme physiopathologique : Pour que ce virus puisse éventuellement provoquer les symptômes typiques de l'herpès, il faut tout d'abord qu'il infecte une personne (primo-infection). Ainsi, par contact avec un autre individu, on peut recevoir des particules virales qui vont entrer dans notre peau s'il y a une brêche ou dans les muqueuses (bouche, vulve...). Chez 99% des gens, cette première infection passera inaperçue, tandis que chez le 1% restant, on aura certains signes comme une inflammation des gencives, surtout chez l'enfant. Dans tous les cas, le virus va se cacher au niveau des cellules nerveuses de la sensibilité et rester tranquillement caché (état latent).

Chez une partie de la population, ce virus va pouvoir se réactiver lors de situations particulières : une infection ou une autre cause de baisse de l'immunité, le froid, le stress. Ceci va se manifester par la présence d'un "bouton de fièvre" le plus souvent au niveau de la lèvre supérieure ou sur les parties génitales.


Symptômes cliniques : Comme déjà mentionné plus haut, l'infection passe souvent inaperçue mais chez les enfants particulièrement, on retrouvera une inflammation douloureuse de la bouche (gingivo-stomatite).

La réactivation du HSV se manifestera quant à elle par l'apparition de douloureuses vésicules (petites bulles claires), uniques ou multiples, qui deviennent ensuite blanches (présence de pus) et rougeâtres.
Localisation fréquente : lèvre (herpès labial), menton, joue, front.


Pour ce qui est de l'herpès génital, il se présente de manière assez semblable, si ce n'est qu'on peut retrouver également des douleurs en urinant.

Un cas particulier : l'infection hepétique chez le nouveau-né. Une infection au virus de l'herpès chez la mère peut être très embêtante pour le bébé dans la période autour de l'accouchement dans la mesure où l'enfant peut être infecté lors de la délivrance, par contact avec la muqueuse vaginale de la mère. La maladie est beaucoup plus sévère chez le nouveau-né en raison de son immunité encore très faible : lésions plus étendues, inflammation du cerveau (encéphalite) et risque de complications neurologiques (retard mental, épilepsie). La solution consiste, si l'on découvre une infection à HSV chez la mère, à pratiquer un accouchement par césarienne pour éviter le contact avec le virus.

Traitement : dans les cas courants d'herpès labial et génital, le traitement consiste à appliquer un médicament anti-viral, l'Acyclovir (Zovirax) ou le valacyclovir.



Pour voir des images... voici un lien vers une association française : cliquez ici

Par Systole
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Jeudi 14 juin 2007

La maladie de Lyme (ou Borreliose) est une infection due aux spirochètes de la famille des Borreliae transmises par les tiques. Les manifestations sont multiples : on retrouve tout d'abord une lésion au niveau de la peau, puis la maladie peut progresser et atteindre le système nerveux et les articulations, et ce de façon chronique.


La Borreliose doit son nom à la ville de Lyme, dans le Connecticut, où elle a été décrite pour la première fois en 1975. Elle n'est pas rare dans les contrées boisées d'Europe situées à moins de 1000 m d'altitude, ainsi qu'en Amérique du Nord, au Japon et en Australie. La transmission de Borrelia, dont Borrelia burgdorferi, se fait par les nymphes (printemps-été) ou les tiques adultes (automne), dont environ 30% sont infectées. Le risque d'infection à l'homme est estimé à environ 10% si la tique est attachée plus de 24h.


Symptômes : au stade précoce de la maladie (Stade I), on constate une rougeur en forme d'anneau sur la peau (érythème chronique migrant). Le patient peut également remarquer de la fièvre ou des maux de tête. La lésion cutanée disparaît en quelques mois, avec ou sans traitement et peut parfois passer inaperçue.

Quelques semaines après la piqûre de tique (Stade II), l'infection peut se propager au système nerveux, produisant un tableau varié (neuroborreliose) avec paralysie des nerfs crâniens, notamment le nerf facial, responsable de la motricité du visage, mais aussi une atteinte des racines nerveuses de la moelle épinière (méningoradiculite). On peut constater également une inflammation du coeur (myopéricardite) et une conjonctivite. Les symptômes du stade II sont généralement transitoires.

Au Stade III, on retrouve une atteinte chronique des articulations comme le genou ou les chevilles, mais aussi une lésion des nerfs (polyneuropathie) qui va entrainer des troubles de la sensibilité et de la motricité. Les yeux et la peau peuvent également être atteints.

 

Diagnostic : au stade I de la maladie, une sérologie ELISA sera positive seulement chez la moitié des patients, tandis qu'on retrouvera des spirochètes systématiquement dans le sang ou le liquide céphalo-rachidien des patients parvenus au stade II. Il existe un examen de PCR (Polymerase Chain Reaction) permettant de détecter l'ADN de Borrelia.


Traitement : Les antibiotiques sont importants pour diminuer la durée de la maladie et éviter de passer à un stade ultérieur : on utilisera pour cela de la Doxycycline ou de l'Amoxycilline par la bouche. Pour les manifestations persistantes ou sévères, on peut utiliser des antibiotiques en intraveineux comme la Ceftriaxone.


En cas de piqûre de tique, il faut la retirer d'un coup sec au moyen d'une pincette, l'important étant de la saisir par le rostre, soit l'organe qui vient s'ancrer sur la peau. Une antibiothérapie prophylactique est débattue. Un vaccin a été produit aux Etats-Unis mais a été retiré suite à l'apparition d'arthrites chez les personnes vaccinées.

Par Systole
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