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Maladies gynécologiques

Mardi 16 mai 2006

Le Cancer du Col de l’Utérus représente l’exemple le plus frappant de l’importance d’un dépistage. Grâce aux contrôles recommandés et réguliers chez le gynécologue, on peut prendre en charge cette maladie à des stades très précoces et ainsi diminuer fortement la mortalité associée et avoir une approche beaucoup moins radicale. Néanmoins, on note une augmentation de certains types de lésions ainsi qu’une forte hausse chez les femmes jeunes.


Epidémiologie : Le Cancer du Col utérin est le deuxième cancer gynécologique en fréquence, après le cancer du sein. Chaque année, on le découvre chez 8'000 femmes en France. Le dépistage, conseillé chez toute femme en activité sexuelle, est recommandé annuellement durant les deux premières années, puis une fois tous les 2-3 ans.

Causes et facteurs de risque : de nombreuses situations ont été mises en évidence quant à leur participation au développement d’un cancer du col, comme par exemple le fait d’avoir des partenaires multiples, un niveau socio-économique bas, fumer ou souffrir d’une immunodéficience (greffe, SIDA…). Certains agents infectieux sont fortement impliqués dans la transformation maligne des lésions : le Human Papilloma Virus (HPV) dont certains sous-types (HPV 16, 18, 31, 33 et 35) sont particulièrement redoutés. On pense que le virus de l’herpès génital (HSV-2) pourrait également jouer un rôle.

Symptômes et diagnostic : Dans plus de la moitié des cas, le cancer est découvert fortuitement lors du frottis par le gynécologue (Test de Papanicolaou ou Pap-Test). Parfois, la patiente se plaindra de saignements vaginaux, par exemple à la suite de rapports sexuels, ou encore de troubles urinaires ou rectaux.

Le spécialiste pourra déterminer grâce au frottis si les cellules du col sont normales ou pas, et grâce à la colposcopie et l’échographie, visualiser les limites de la tumeur. La taille et l’extension du cancer sont bien entendu très importantes puisqu’elles dirigeront le type de traitement et le pronostic de la patiente, c’est pourquoi on effectuera dans certains cas plus sévères des radiographies et un scanner pour exclure des possibles métastases.

Prise en charge de la patiente : Dans le cas où il n’existe que des anomalies localisées des cellules du col, on procédera à une vaporisation au laser, une cryothérapie ou une « conisation », c’est-à-dire le fait d’enlever un cône de tissu du col utérin. Si les lésions sont trop profondes ou que la patiente ne désire pas de grossesse, on pourra enlever totalement l’utérus de la patiente (hystérectomie) après avoir programmé une radiothérapie et éventuellement une chimiothérapie. Une surveillance régulière est également proposée pour dépister les possibles récidives ou complications du traitement.

Par Systole
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Lundi 22 mai 2006
Le cancer du sein représente une cause de mortalité majeure chez la femme occidentale. Son incidence n'a cessé de croître ces 30 dernières années, mais grâce au dépistage et à l'information aux patientes, la mortalité est en nette diminution.


Epidémiologie : on sait qu'en France ou en Suisse, environ une femme sur quinze va avoir un cancer du sein dans sa vie. Cette incidence frappante doit cependant être corrélée au fait que le carcinome bronchique (cancer du poumon) est en train de le supplanter au triste palmarès du cancer le plus répandu chez le sexe féminin.
Les facteurs de risque pour le cancer du sein ont été démontrés avec une certaine assurance : une exposition accrue aux hormones de type "oestrogènes" (premières règles précoces, ménopause tardive, obésité, substitution hormonale aux oestrogènes), mais aussi une classe socio-économique élevée. En effet, le cancer du sein est beaucoup plus fréquent dans les pays du nord de l'Europe que ceux du Sud et touche le plus souvent les femmes de plus de 50 ans.
Le facteur génétique a été clairement mis en évidence, notamment par les gènes BRCA1 et BRCA2, mais ils entrent en compte dans moins de 10% des cas.


Mécanisme physiopathologique : un cancer est une croissance incontrôlée de cellules. Dans le cadre du cancer du sein, on pense qu'il faut environ dix ans entre la première anomalie cellulaire et une masse décelable (1 cm3), mais on trouve des extrêmes entre 1 et 20 ans.
La tumeur pourra ensuite continuer à croître, mais aussi se propager via des ganglions lymphatiques de la région (aisselle, thorax) et dans les cas avancés, donner des métastases à distance, c'est-à-dire des tumeurs secondaires qui se sont "échappé" par la circulation sanguine et implanté dans d'autres organes (foie et poumon surtout, dans le cas du cancer du sein).


Symptômes et diagnostic : les gynécologues et plus particulièrement les spécialistes du sein (sénologues) se sont particulièrement attachés à l'importance d'un auto-contrôle des patientes (auto-palpation) afin de déceler une masse éventuelle au niveau du sein ou tout autre changement anormal : douleur, retraction de la peau, écoulement au niveau du mamelon...
Cependant, plus de la moitié des cancers du sein sont découverts grâce au programme efficace de dépistage : proposé tous les deux ans aux femmes de plus de 50 ans, il permet au moyen d'une mammographie (radiographie du sein) et d'un examen par un spécialiste de mettre en évidence à un stade précoce la présence d'une tumeur.
Face à une trouvaille suspecte, le médecin décidera de faire une ponction de la masse pour déterminer sa nature si son examen n'a pas suffi, ceci afin de distinguer une tumeur d'une maladie bénigne (adénofibrome, kyste...).

Traitement : s'il s'agit d'une tumeur, il faudra mettre en place une stratégie pour l'enlever et éviter les récidives. Pour cela, une intervention chirurgicale sera nécessaire pour ôter la tumeur (tumorectomie) ou, si sa taille est trop grande, enlever le sein entier (mastectomie) qui pourra être remplacé par un implant dans un deuxième temps.
La détermination d'une invasion au niveau des ganglions sera également effectuée durant l'intervention et ceux-ci, s'ils sont atteints, seront également enlevés. Enfin, une chimiothérapie et une hormonothérapie seront souvent associées pour diminuer les risques de rechute.
Les avancées dans le domaine du diagnostic et du traitement ont permis de réduire de manière drastique la mortalité due au cancer du sein, mais celle-ci est encore passablement élevée. Pour ce qui est de la prise en charge autant psychologique qu'esthétique, elle s'avère essentielle pour ces patientes qui bénéficieront en outre d'un suivi rapproché les premières années après l'opération, afin de déceler les éventuelles récidives.

LIEN : Site du Cancer du Sein (France)
Par Systole
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Lundi 12 juin 2006

Le Léiomyome utérin, appelé communément Fibrome utérin, est une tumeur bénigne extrêmement fréquente chez les femmes de plus de 35 ans. Même s’ils ne provoquent pas de symptômes dans la moitié des cas, ils se doivent d’être recherchés lors de contrôles chez son gynécologue en raison des complications importantes qu’ils peuvent engendrer.

Epidémiologie : On pense qu’environ un quart des femmes de plus de 35 ans a un fibrome utérin dans sa vie. Certains facteurs ont été mis en évidence : on les retrouve en effet plus fréquemment chez les femmes d’ethnie noire ou celles qui ont une exposition plus importante aux hormones de type oestrogènes (traitement hormonal oestrogénique, obésité…)

Circonstances de découverte : Dans plus de la moitié des cas, les fibromes utérins sont découverts de manière fortuite lors d’un contrôle chez le gynécologue ; cependant, des saignements vaginaux, une anémie, une sensation de pesanteur au niveau du bassin ou des douleurs durant les menstruations (dysménorrhées) peuvent être révélateurs, bien que ces signes ne soient pas du tout spécifiques des fibromes. Le spécialiste pourra les mettre en évidence lors de son examen (palpation) mais aussi grâce à une échographie afin de localiser et d’évaluer le nombre et la taille des masses présentes (les fibromes sont souvent multiples).

Prise en charge : En raison des nombreuses complications que les fibromes peuvent engendrer (anémie, compression, surinfection…), un traitement sera proposé à la patiente. On pourra débuter avec des médicaments (hormones progestatives) et si les symptômes ne s’amendent pas, une intervention chirurgicale s’avérera nécessaire : elle consiste à enlever le ou les fibromes (myomectomie) ou l’utérus en entier dans certaines situations (patiente âgée, pas de désir de grossesse…). Quelques lignes enfin sur deux situations particulières : dans certaines situations, notamment la grossesse, un fibrome peut dégénérer, c’est-à-dire perdre son irrigation sanguine (ischémie) et devenir douloureux et ramolli : c’est la Nécrobiose aseptique, une situation qui necessitera du repos et un traitement contre la douleur. Par ailleurs, la grossesse peut être à risque lorsque la femme a des fibromes utérins, dans la mesure où ils peuvent provoquer des fausses couches spontanées, des accouchements prématurés ou des complications durant la délivrance (obstacle, rupture prématurée de la poche des eaux).

Par Systole
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Lundi 12 juin 2006

La Salpingite aiguë, c’est-à-dire l’inflammation des trompes de Fallope, est une infection très fréquente, et plus particulièrement chez la femme jeune. Les mesures de prévention comme des rapports sexuels protégés sont indiqués pour éviter des complications fâcheuses comme l’infertilité.

 


Epidémiologie : Près de 100'000 cas de Salpingite aiguë sont diagnostiqués chaque année en France, ce qui en fait une infection très répandue, et ce d’autant plus chez les femmes jeunes, puisque dans 55% des cas, elles sont âgées de 25 ans et moins.

 

Facteurs de risque et causes de salpingite : on sait que les patientes souffrant d’une baisse de l’immunité (maladie, SIDA, traitement par corticoïdes) sont plus à risque de développer une salpingite. De même, les infections des organes proches (appendicite, péritonite) peuvent toucher également les trompes. Enfin, les dispositifs intra-utérins comme le stérilet ou des manœuvres dans l’utérus (examens invisifs par un gynécologue ou obstétricien) présentent également un risque majoré d’avoir une salpingite aiguë.

 

Les organismes responsables de l’infection d’une trompe de Fallope sont principalement des bactéries comme le Chlamydia trachomatis (40%), l’agent de la Gonorrhée (20%) ainsi que d’autres germes moins fréquents comme Ureaplasma ou des bactéries du tractus digestif.


schéma de l'utérus des annexes

 


Diagnostic et traitement
 : le plus souvent, une patiente atteinte de salpingite aiguë va présenter des douleurs abdominales basses, une fièvre généralement modérée et des écoulements vaginaux, voire des saignements. Des brûlures en urinant ne sont pas rares. Grâce à un examen par un spécialiste qui comprendra le prélévement bactérien pour mettre le germe en évidence ainsi qu’une échographie pour dépister les éventuelles complications (abcès), on pourra traiter la salpingite avec des antibiotiques adaptés à la bactérie en cause. Souvent, une exploration laparoscopique sera nécessaire dans un but diagnostic et pour le traitement (lavage, drainage éventuel).

 

L’évolution est très variable, mais on sait que le risque de grossesse extra-utérine est multiplié par 10 chez une femme ayant eu une salpingite. De même, une infertilité peut survenir, notamment dans le cas des infections à Chlamydia. Enfin, des douleurs chroniques du bassin peuvent exister dans un tiers des cas. Ceci montre l’importance particulière de la prévention de ce genre de maladies, qui consiste à éviter des rapports sans préservatifs avec des conjoints dont on ignore s’ils sont infectés.

Par Systole
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